Incapable de haine pour mon pire ennemi, j'offre mon plus précieux mépris à une classe politique massivement gangrenée. Une association de malfaiteurs qui rapine économiquement comme elle respire et tapine politiquement comme elle transpire. Plongée dans la concussion jusqu'aux encéphales. Se parfumant de merdouille et se protégeant grâce à ses chefs de patrouilles, elle n’est plus à un pillage, une gabegie ou un crime près.

Un seul « petit » exemple : Chacun se rappelle le scandale du détournement de pas de moins 115 milliards de dirhams à la CNSS. Oui, 11.500 milliards de centimes marocains ! Chacun s’en rappelle, mais personne ne sait à ce jour où cet océan de fric s’en est allé se terrer. Certes, une commission parlementaire avait été constituée du temps du gouvernement El Yousfi et un début de procédure judiciaire avait été initié. Et puis plus rien ! Oualou. Nada. Nix !

Vous rendez-vous compte de l’ampleur de cette abjecte turpitude ? 115 milliards de dirhams ? C’est l’équivalent de :
  • 14 fois les réserves de devises du pays en 2001 ;
  • Un million et demi à deux millions d’emplois ;
  • 22.400 écoles primaires ;
  • Un million et 67.000 unités de logement social ;
  • 25.000 hôpitaux de taille moyenne.
Le dossier est définitivement clos. Ni vu ni connu
Cognons nos têtes contre les murs de l’indifférence autant que nous pourrons, tout le monde là-haut a suffisamment « mangé » pour fermer sa gueule ! La néo-siba triomphe. Le Maroc s’embourbe tragiquement dans le « pille-qui-peut » et le « vole-qui-veut », toutes classes sociales confondues !

A vous dégoûter des bipèdes !

Abdessamad Mouhieddine
Anthropologue, journaliste, écrivain, poète...






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