Le président américain défend cette idée pour faire baisser les coûts de construction, alors que le projet est toujours bloqué par le Congrès.

Build the wall. Alors que son projet de construction du mur avec le Mexique attend toujours le financement du Congrès, le président américain a proposé d’y installer des… panneaux solaires. «Je vais vous donner une idée dont personne n’a entendu parler: la frontière sud, beaucoup de chaleur, beaucoup de soleil… Nous réfléchissons à la construction d’un mur comme un mur solaire, a-t-il déclaré mercredi lors d’un déplacement dans l’Iowa. Cela générerait de l’énergie et cela le financerait.» Donald Trump a repris une nouvelle fois son argument de campagne selon lequel le mur «permettrait d’empêcher la drogue de se déverser» avant d’avancer: «Réfléchissez un moment: plus il est haut, plus il génère de la valeur.» CQFD.

«C’est plutôt imaginatif, pas vrai? Ce sont mes idées», n’a-t-il pas hésité à lancer, bravache. Mais de nombreux médias outre-Atlantique ont relevé que cette idée n’était pas neuve. Lors d’un appel à projets lancé par l’administration il y a plusieurs mois, un homme d’affaires de Las Vegas, Thomas Gleason, évoquait déjà la piste de panneaux solaires. Donald Trump avait déjà évoqué cette idée devant des membres du Parti républicain à la Maison Blanche, début juin.

Pour la construction de ce mur, long de 3 200 kilomètres, Donald Trump doit obtenir l’aval du Congrès. Mais les démocrates sont vent debout contre cette mesure qui s’avère dispendieuse. Selon l’administration, il faudrait débloquer 20 milliards d’euros. Des estimations largement minorées selon les élus démocrates et pour certains experts, d’autant que l’installation de panneaux solaires ferait automatiquement flamber l’addition. Selon Quartz, qui a contacté une entreprise spécialisée dans l’énergie solaire, le prix pourrait atteindre entre 60 et 141 milliards d’euros! De quoi faire encore tiquer certains membres du Congrès, alors que de nombreuses administrations sont soumises au régime sec.

La construction du mur était une des promesses de campagne emblématique de Donald Trump. Enorgueilli par les récentes victoires de candidats républicains à des élections partielles, Trump a relancé le projet. A de nombreuses reprises, le candidat républicain a insisté pour que le Mexique paye pour le mur. Mais le président mexicain, Enrique Pena Nieto, s’y est toujours vertement opposé. Le débat des deux côtés du Rio Grande risque de se poursuivre.

Par Dylan Gamba
liberation.fr/





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