La migration marocaine concerne aujourd’hui plus de 100 pays et représente 10 % de la population totale marocaine. 

Les Marocains résidant à l’étranger, principalement dans les pays européens, arabes ou aux États-Unis, entretiennent des liens culturels et économiques privilégiés avec leur pays d’origine. Néanmoins, caractériser cette population comme une diaspora demeure problématique. Or, le choix des termes est crucial pour permettre aux migrants marocains de définir leur identité entre plusieurs territoires.

Le concept de diaspora en débat 
La thématique de la diaspora connaît, depuis une vingtaine d’années, un regain d’intérêt dans les débats relatifs aux flux migratoires. Au Maroc, le mot “diaspora” est en vogue. Il est récemment entré dans le lexique journalistique, politique et institutionnel lorsqu’il s’agit de rendre compte de toutes les formes de liens existant entre des Marocains résidant à l’étranger et leur pays d’origine. Pourtant, ce terme de diaspora n’est jamais réellement défini, ni dans son sens, ni dans sa portée, ni dans les limites qu’il faudrait lui donner. Son extension donne lieu parfois à des usages très éloignés de ses origines et de ses acceptions les plus couramment admises. Non seulement ce terme pose un certain nombre de problèmes quant à sa définition, mais il n’y a pas non plus de consensus sur les critères théoriques et méthodologiques entre les chercheurs qui l’étudient.
À quelles conditions une migration peut-elle être assimilée à une diaspora ? Quelles en sont les caractéristiques spatiales et culturelles essentielles ? Qui nomme une diaspora : les autorités du pays d’origine, celles du pays d’accueil, les représentants d’une communauté trans-étatique, les chercheurs ? Comment se manifeste la reconnaissance d’appartenance à une diaspora ?

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Socio-économiste, consultant, expert en questions relatives à l’intégration et aux discriminations en France. Membre de la section Emploi du CESER (Conseil économique, social et environnemental) de la région Champagne-Ardenne, il milite dans le milieu associatif issu de l’immigration. Il est également président de l’Association Agora les 2 Rives.

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