Être
l’étrange étranger dans son beau bled natal,
l’enfant du Nord-Sud,
suspendu entre le fatalisme et l’espoir.


Être
le songeur dont le rêve est fossile,
le nostalgique dont le souvenir est rêve,
le créateur de l’inimaginable.

Être
le justicier mythomane,
le Don Quichotte désarmé
face aux infatigables moulins,
le contestataire du vent, sur une île déserte.

Être
le poète muet, le fou à lier,
le peintre claustrophobe enchaîné
à la paroi de la caverne froide de l’acculturation.

Être
le pique-miettes sur la planète Indifférence,
le noyé accroché à la bouée de l’idéal
qui navigue au gré des marées.

Être
l’acteur principal de ses cauchemars,
le figurant dans ses rêves,
le censeur de ses pensées
le doseur de ses sentiments.

Être
prisonnier et son propre geôlier,
la victime et le bourreau, être
sans choix, si non celui
d’être ou d’exister.

Mohammed Mrini
Le 5 juin 2002




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