Ça s’est passé près de chez vous, hier, partout dans le pays, dans les écoles, les mairies : des terroristes se sont engouffrés dans les urnes et ils ont réussi à tuer la « démocratie ».

Jean-Bedel Bokasa et Manuel Noriega n’était que des grossiers personnages qui n’avaient pas vraiment intégré nos valeurs occidentales ni compris le véritable sens de la république et de la démocratie. Ils affichaient des scores exorbitants aux résultats des élections, et on voyait bien qu’ils trichaient. D’ailleurs, l’histoire ne s’y est pas trompée et aucun manuel scolaire ne les présente comme des bienfaiteurs de l’humanité.

Emmanuel Macron et ses sponsors (Bilderberg, Wall-Street, l’état profond et le MEDEF) ne trichent pas ! Ils respectent scrupuleusement le code électoral (que Bruxelles n’a pas demandé de réformer) et n’ont pas honte ! Ils sont efficaces, c’est tout. Ils utilisent les moyens que la technologie moderne met à leur disposition (informatique, marketing, publicité) pour atteindre les buts qu’ils se sont fixés. D’ailleurs, le président lui-même n’hésite pas à payer de sa personne pour montrer l’exemple : pour aller voter au Touquet (Paris-Plage), il se donne la peine d’utiliser un Falcon, ce qui l’oblige à faire un virage au-dessus de Londres pour atterrir dans le bon sens, alors que la facilité aurait consisté à utiliser une voiture.

Et les résultats sont là ! Un parti qui n’existait pas il y a un an va obtenir à l’assemblée nationale les trois-quarts des sièges avec les voix de 16% des inscrits. Autre record : 51.29% d’abstentions ! Il faut la majorité absolue des votants pour être élu, mais il n’est pas nécessaire pour cela que la majorité des inscrits votent. Le découpage électoral fait le reste.

La désaffection des électeurs pour cette élection a plusieurs causes :
  • La perte de crédibilité des élus au cours du dernier quinquennat qui a montré le peu de valeur des engagements et des promesses.
  • L’ingérence de l’Union Européenne dans les affaires intérieures qui est devenue visible au point que l’utilité-même des députés n’est plus vraiment perçu par les électeurs.
  • La mise en évidence par la presse de corruption et conflits d’intérêts les uns après les autres pour déstabiliser l’adversaire se retourne contre les initiateurs des scandales qui, d’arroseurs deviennent arrosés.
  • Les trahisons des carriéristes PS ou LR qui ont rejoint LREM ont montré si cela était encore nécessaire que le seul objectif de cette « élite » est la carrière personnelle, et leur bréviaire le formatage qu’ils ont subi dans la filière unique de l’ENA. Les potiches « issues de la société civile » ne trompent personne : elles sont là pour le décor.
  • Les divisons à l’intérieur des partis minoritaires et entre eux, et l’incapacité des dirigeants de mouvements historiques à entendre leur base qui va s’amenuisant et finira par disparaitre en les laissant suspendus miraculeusement dans leur sièges de sénateur.
Il existe hélas peu d’exemples dans l’histoire de systèmes politiques dans lesquels le peuple exerce durablement un pouvoir qui se traduise en mesures concrètes pour assurer une plus grande équité entre les citoyens. Les générations précédentes de dirigeant avaient eu l’habileté et la talent de nous en donner l’illusion. Les méthodes utilisées par les groupes puissants aujourd’hui, si elles n’utilisent pas d’armes de destruction massives, sont assimilables à un terrorisme intellectuel procédant par lobotomisation médiatique et corruption des moutons ambitieux. Le pouvoir ne se demande pas, il se prend. C’est ce qu’ils ont fait, et pour leur reprendre, ça sera pas du gateau.

par Jeussey de Sourcesûre
agoravox.fr/


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