Près de trois cents personnes s'étaient rassemblées, ce samedi 10 juin à Argenteuil, pour commémorer la mort d'Ali Ziri, un chibani de 69 ans décédait deux jours après son arrestation musclée par la police nationale française.

Le collectif « Vérité et justice pour Ali Ziri », une fois de plus, a dénoncé la violence policière. La foule réunie place de l’Arrestation du défunt a observé une minute de silence. Puis le long cortège, devant lequel trônait le portrait d’Ali Ziri, s’est rendu au parc des Berges.

Après sept ans de procédures et le rejet du pourvoi en Cassation porté par la famille, la Cour européenne des Droits de l’Homme a été saisie. Le collectif a dénoncé « les violences policières », en présence d’Assa Traoré, dont le frère Adama a été tué en juillet dernier à Beaumont-sur-Oise, également après son interpellation par la gendarmerie française. L’instruction est toujours en cours.

Les violences policières
L'Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT), une ONG de défense des droits de l'homme spécialisée dans les violences policières a publié ce vendredi un rapport qui exhume des zones d'ombres accablantes. Selon ONG, le "pliage" d'Ali Ziri dans la voiture a duré 4m26s. Une vidéo du commissariat montre Ali Ziri immobile, la tête pendante. Il sera malgré cela laissé au sol, menotté en position latérale dans son vomi durant près de trois-quart d'heure.

Une enquête interne et incomplète
Cette affaire révèle un système d’enquête défaillant, dans lequel les investigations sont réalisées prioritairement par des pairs et ne permettent pas de relever les déclarations contradictoires, incohérences ou incertitudes concernant le déroulé des faits. (Rapport de l'ACAT). L'ONG ne comprend pas pourquoi les investigations ont été faites au sein même du commissariat dans lequel exercent les trois agents qui ont interpellé Ali Ziri et pourquoi l’IGPN, la "police des polices", n'est intervenue que plus de trois mois après.

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