L’enquête avec Nasser Zefzafi et les 19 autres prévenus a permis de faire le lien entre les protestations d’Al Hoceima et des réseaux européens dont le but est de perturber la stabilité du royaume.

Cela fait moins de 48 heures que l’enquête avec Nasser Zefzafi a démarré. Et elle commence déjà à révéler ses secrets.

Le premier concerne l’implication du leader autoproclamé du Hirak, ainsi que de ses acolytes, dans les événements du 26 mars dernier, jour où des personnes s'étaient attaquées à un logement des forces de l’ordre et incendié une maison et plusieurs véhicules.

Assabah qui révèle, dans son édition du mercredi 31 mai, les premières conclusions des investigations, indique que les enquêteurs ont présenté les preuves de son implication dans ces incidents à Nasser Zefzafi, notamment accusé d’incitation à la violence et à la haine. Ces preuves sont constituées de vidéos et de plans d'attaque des unités des forces de l’ordre.

Le quotidien révèle, par ailleurs, que les enquêteurs ont pu mettre à nu les relations entre Nasser Zefzafi, ainsi que les autres détenus compromis dans cette affaire, et des réseaux étrangers, localisés notamment en Europe et dont le but est de nuire à la stabilité du royaume. Le journal va encore plus loin en indiquant que les enquêteurs ont appris que certains des prévenus comptaient se réunir les 20 et 21 mai courant avec leurs sponsors pour mettre en place un plan de «révolution» similaire à celle qu’a vécue la Syrie. Leur plan, explique Assabah, était clair: créer des tensions dans le Rif et multiplier les provocations envers les forces de l’ordre pour les pousser à intervenir. L’objectif était donc de faire en sorte que les affrontements dégénèrent et causent un maximum de dégâts humains, ce qui aurait permis au mouvement protestataire de s'attirer la sympathie de l'opinion publique, à l’intérieur et à l’extérieur du royaume.

Pour rappel, plus de 40 personnes ont été arrêtées après les événements de vendredi dernier. Parmi elles, 7 ont été relaxées et 7 autres sont poursuivies en état de liberté.

Par Fayza Senhaji
Le360.ma

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