Depuis quelques mois, les habitants de la ville de Mohammedia, au Maroc, constatent, impuissants, des boues noires sur la plage et des résidus de la même couleur sur les balcons des maisons.

Le constat est édifiant. Des rejets de boues noires déversées dans l’océan, qui forment des taches noirâtres qui s’effilent sur plus de 4000 mètres carrés de la plage de Mohammedia. Cette ville balnéaire célèbre qui attire de nombreux touristes, locaux et internationaux, était surnommée autrefois la « Ville des fleurs ».


Actuellement, les habitants se plaignent de résidus noirs qui se déposent sur les balcons, résidus qui peuvent atteindre quelques centaines de grammes. Les baigneurs, eux, se plaignent de la mauvaise qualité de l’eau de mer. Les habitants de la ville ont vite trouvé le coupable : la centrale thermique ONEE (Office Nationale de l’Eau et l’Électricité). Celle-ci a affirmé dans un premier temps que la boue venait effectivement bien de l’usine. Toutefois, les responsables affirmaient alors qu’il ne s’agissait pas de charbon. Pourtant, cette version va évoluer.

Si l’ONEE a bien reconnu au début de l’affaire que la boue venait de son usine, il a toutefois changé de position par la suite. En effet, la société nationale a émis une lettre à l’attention des journalistes qu’elle n’en est en aucun cas concernée par cette pollution et qu’il s’agirait de débris charriés par la mer. S’ensuit ensuite une série d’explications techniques tentant d’expliquer la non-implication de la société dans cet incident.

Cette situation a alerté le secrétariat d’État chargé du développement durable qui a annoncé des mesures, d’autant plus que le pays venait d’accueillir une conférence internationale sur le climat, la COP 22. Cette affaire doit donc être traitée rapidement pour ne pas ternir l’image du Maroc, pays très touristique. Ainsi, une enquête est en cours de réalisation avec des prélèvements d’échantillons pour pouvoir établir les responsabilités au plus vite.

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