Désormais, le Maroc est « appelé à jouer un rôle de premier ordre dans la promotion du partenariat » entre la Chine et le continent africain.

« Pont naturel et plateforme appropriée pour l’intensification des relations d’investissement et d’échanges entre la Chine et l’Afrique, le Maroc est une destination privilégiée, en faisant une plateforme pour les investissements, les exportations et les activités offshoring » pour les autorités chinoises.

Les compliments ne manquent pour ce nouvel allié de la Chine au Maghreb. En effet, Rabat est le 1er partenaire commercial de 9 pays arabes, avec lesquels Beijing entretient déjà des relations économiques et commerciale, dans des secteurs émergents, tels que la finance, l’aérospatiale et les nouvelles énergies.

Ainsi, les investisseurs chinois pourront désormais, via le Maroc, avoir un accès préférentiel aux marchés de 55 pays (soit 1,2 milliard de consommateurs), avec lesquels le Maroc a conclu des accords de libre-échange (notamment les pays de l’UE, les Etats-Unis et les pays arabes).

Mais surtout, Rabat est un marche pied vers les pays africains francophones , où Beijing peine encore à s’introduire, en dépit de ses bonnes relations avec des états tels que le Sénégal ou Madagascar.

Face à ce potentiel, la Banque Populaire de Chine vient de conclure un accord d’échange dirham/yuan de 15 milliards de dirhams (1,4 milliard €). A cela s’ajoute, le lancement d’un fonds d’investissement sino-marocain entre le groupe chinois Haite, Morocco-China International et le groupe marocain BMCE Bank of Africa.

Encore mitigé, les investissements chinois au Maroc ne cessent d’augmenter. D’ailleurs, Beijing incite les entreprises chinoises à investir au Maroc grâce notamment à des mesures préférentielles

D’après l’agence de presse, Xinhua, les investissements chinois réels au Maroc atteignent plus 170 millions de dollars (159,8 millions €), et plus d’une vingtaine d’entreprises chinoises opèrent dans le Royaume.

De nouveaux secteurs sont en discussion, tels que la culture du riz, l’irrigation, la mécanisation agricole et le dessalement de l’eau. Sans oublier, le tourisme.

La Chine est devenue le plus grand émetteur de touristes au monde, raison pour laquelle, le ministère marocain du tourisme accorde une attention particulière à ce marché.

L’objectif est d’attirer 100 000 touristes chinois à l’horizon 2018. Pour cela, le Maroc a conclu des partenariats avec de nouvelles compagnies aériennes assurant la liaison entre le Maroc et les six plus grandes villes chinoises, avec escale à Doha ou Abou Dhabi.

Le nombre de touristes chinois pouvant être intéressés par la destination Maroc pourrait se situer entre 2,5 et 3,1 millions, d’après l’Office marocain du tourisme. D’ailleurs, le nombre de visiteurs chinois est passé de 12 000 en 2015 à 42 000 en 2016.

Ce chiffre devrait rapidement gonfler, avec la suppression, des visas pour les ressortissants chinois. « Avant l’entrée en vigueur de cette mesure, nous recevions 800 à 1.000 touristes chinois par mois. Aujourd’hui, nous sommes à 6.000, voire 7.000 Chinois par mois. Ce qui fait que l’année prochaine, on devrait s’approcher des 100.000 touristes en provenance de Chine« , a fait savoir Abderrafie Zouiten, directeur général de l’ONMT. 

chine-magazine.com/





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