Plusieurs associations de marocains résidant à l'étranger ont signé, conjointement, un communiqué sous forme de "coup de gueule" contre leur ministère de tutelle. Le communiqué parle de graves dérives de ce ministère chargé, normalement, de la "bonne gouvernance" des Marocains Résidant à l'Etranger (MRE) et des Affaires de la Migration .

“Ministère des Marocains résidant à l'étranger "Stop à la mascarade", tel est l'intitulé du communiqué de ces associations de MRE d'Europe. En sous-titre, on peut lire : “Les 400 millions de dirhams alloués annuellement au ministère profiteraient mieux aux nécessiteux qu'à l'organisation de festivités mondaines”.

Ces associations s'en prennent, surtout, au ministre de tutelle M. Anis Birou qui a organisé, le 10 mai 2014 à Skhirat au Maroc, un "Méga Forum" rassemblant plus de 200 associations invitées depuis l'étranger et aux frais du contribuable.

Extraits du communiqué
“Nous acteurs associatifs de la société civile MRE, signataires du présent communiqué, nous ne nous reconnaissons pas dans cette démarche au service d'une 'communication propre' avec l'argent des MRE et nous dénonçons cette énième mascarade de ce ministère fantoche”.
“Anis Birou aura donc le mérite de réintroduire et de perpétuer la vieille culture du “Mkedam” et “Dar khlifa” dans le travail avec la société civile des MRE. Des méthodes clientélistes utilisées par le ministère et dénoncées par le passé notamment dans le système opaque mis en place dans la distribution des subventions”.
Un haut-commissariat à la place du ministère
À en croire les associations signataires du communiqué, “le programme de la courte journée du 10 mai tourne autour de "sujets rébarbatifs", au profit d'un débat volontairement tronqué, qui occulte la revendication essentielle du moment : la mise en pratique des droits politiques des MRE inscrits dans la constitution de 2011!”

Ces associations demandent  :
“la dissolution du ministère chargé des Marocains de l'étranger et l'arrêt des dépenses inutiles en notre nom”. “Le dossier de l'immigration marocaine (Al-Jalya) ne peut continuer à souffrir des aléas du changement de majorité (...) Il s’agit des droits de notre communauté et de l'avenir de nos enfants. Il s'agit aussi d’une question stratégique qui relève de l’intérêt suprême de la nation”.
Ces MRE plaident pour “la création d’un haut-commissariat qui garantirait la continuité et la permanence dans la gestion du dossier de l’immigration marocaine”.

Ils invitent également “les forces vives de la société civile et de la politique marocaine à un débat participatif sur le devenir de l’immigration marocaine”. Pour eux, “il est temps que l’Etat marocain prenne au sérieux les attentes des Marocains du monde et s’engage dans le débat de la mise en œuvre effective des articles 16, 17, 18, 30 et 163 de la Constitution, qui touchent à leurs droits civiques et politiques”.

A. Colin
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