Le ministère des MRE organise, à Skhirat ce 10 mai, un « méga forum » des (ONG) plutôt d’associations marocaines établies à l’étranger. Pas moins de 200 associations seraient présentes à ce rassemblement ! Les questions que tout citoyen pourrait se poser : Pourquoi faire ? Et surtout, combien cela coûtera-t-il ? Sûrement plusieurs centaines de milliers de dirhams.

Les prédécesseurs de M. Anis Birou avaient fait les mêmes démarches et tout ce que nous avons retenu, un Slogan : Fincome, Maghribcom … ! Quel sera le slogan dédié à cette réunion ?

«Décortiquer les faiblesses du mode actuel de partenariat et construire les bases d'une nouvelle forme de collaboration …» Dans l’interview accordée à 360.ma, M. Birou reconnait les faiblesses de ce ministère et la mauvaise approche vers cette communauté.

« Nous ne voulons pas la voir uniquement sous l'angle d'une communauté émettrice de devises … » a-t-il ajouté. M. Anis Birou essaye de puiser son miel auprès des MRE même si le nectar des fleurs est amer.

Même si la constitution a appelé à associer les Marocains du monde à la chose politique nationale, les MRE semblent y être écartés à l’instar à d’autre pays à forte communauté résidant à l’étranger. Même la Commission Chargée de la Révision de la Constitution (CCRC), qui a invité pratiquement toutes les composantes de la société marocaine à venir s’exprimer sur le projet de réforme de la constitution, semble avoir oublié de consulter les MRE, qui constituent près de 20% de la population marocaine.

Pour Abdelilah Benkirane, la communauté marocaine installée à l’étranger vaut beaucoup plus qu’une « vache à lait ! », aux yeux de leur pays. « Même si les MRE ne généraient pas de revenus au Maroc, ils resteraient des citoyens de ce pays qui a comme devoir de les protéger où qu’ils aillent », avait déclaré le chef du gouvernement lors d’une rencontre avec des MRE.

Une vérité inavouée …
d’après un récit de Merouane Boulaouane relevé dans (La Gâchette du Maroc) :

Quelque part dans un bourg de la région de Fès, une laiterie nommée « Mahlabatou El Jaliya » pour les francophones « Laiterie des MRE ». Voilà un épicier qui n’y va pas par quatre chemins : « je suis là pour traire les immigrés ! » Oups ! « Je suis là pour vendre des produits laitiers aux résidents marocains à l’étranger (C’est moins péjoratif que Zmagria). Contrairement à ce qui se passe au niveau de l’économie nationale, les immigrés ne lui engraissent pas la caisse.

[Pour revenir à cette mahlaba, je me disais tout seul, dans mon délire au fond de mon siège, que ça serait bien d’instaurer un ministère au nom de mahlabatou el Jaliya … pas seulement dans le sens économique du terme ; pas du tout, mais dans le sens idéologique, culturel, et sémantique du terme.

Un tel ministère serait doté d’un agent laitier en chef, qui superviserait l’opération et veillerait au meilleur moyen de traire el Jaliya … il peut s’agir bien sûr d’une femme, elle serait alors Madame l’agent laitièr en chef ! Elle aurait un bon nombre de membres de son cabinet, et aurait toute une armée de fonctionnaires, éparpillés un peu partout dans le monde, et dont la seule tache serait de soutirer l’argent, les idées, les aveux et la bénédiction d'el-Jaliya du pis de son porte-monnaie, de son cerveau, de sa façon de penser, et j’en passe.

Vous me direz que tout cela existe !Évidemment que ça existe déjà, mais ce sont des services éparpillés ici et là ; moi je clame la centralisation du service, et la franchise de la stratégie. Que la jaliya ne soit plus roulée dans la farine, qu’elle sache au moins qu’on veut extraire quelque chose de son pis … On pourrait dès lors se passer de faire des acrobaties médiatiques et de s’efforcer à plaire n’importe comment].

A. Colin



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