Aujourd’hui, pour que le Maroc puisse tisser, développer et surtout garder des liens solides et des relations, les rendre plus dynamiques avec sa diaspora en Europe et ailleurs, il faut que le pays tout entier, ajuste sa vision avec un peu plus de clairvoyance et, accorde les violons entre toutes les administrations publiques et privées.

Une vraie volonté politique s’impose pour donner une nouvelle impulsion dynamique aux relations économiques entre le Maroc et l’Europe et entre le Maroc et sa communauté en Europe ?. Avant toute autre chose, le Maroc tout entier doit savoir que, la France n’est pas l’Europe. Les responsables du pays et les hommes d’affaires doivent savoir également que d’autres opportunités s’offrent aussi dans d’autres pays qui ne sont pas francophones tels, les pays scandinaves, le Royaume Uni, l’Allemagne, l’Italie, la Belgique et la Hollande. Ce sont aussi des pays oû notre communauté y est installée depuis longtemps.

Notre attachement et notre dévouement au Maroc ne sont pas suffisants pour voir s’installer des entreprises au pays. Un petit effort à gauche et un petit effort à droite ne suffiront pas non plus de voir une horde d’investisseurs débarquer à Casa ou à Tanger.

Notre appui, notre soutien et notre dévouement doivent tre complémentaires aux efforts déployés au Maroc par des responsables plus scrupuleux. Ce qui n’est pas le cas, il y a carence dans toutes les conditions d’accueil. Le Maroc qui veut accueillir, n’est ni accueillant ni tolérant. Le Maroc qui veut se faire connaître, brille par son absence totale dans le domaine de la promotion. Le « Produit Maroc » ne fait ni publicité, ni propagande, ni dans les journaux et revues, ni à la télévision.

Prenons l’exemple du tourisme, c’est une activité économique importante (plus de 4 millions de visiteurs en 2000 et en moyenne 1,5 milliard de dollars de recettes par an). Le Maroc s’est fixé l’objectif d’attirer 10 millions de touristes en 2010. Malheureusement avec ce que le Maroc offre actuellement, il n’y aura peut-tre que nos compatriotes qui iront visiter leur pays natal. Construire un hôtel et une piscine et même un golf ne suffiront pas d’attirer et d’encourager les touristes européens pour venir en masse passer leurs vacances et dépenser leurs devises.

Au Maroc aujourd’hui, une bière coûte 4 fois plus chère qu’en Belgique, un whisky coùte 10 fois plus cher qu’en Hollande, une chambre d’hôtel coûte plus chère qu’à Paris, un déjeuner coûte plus cher qu’a Venise, les produits d’artisanat coûtent plus chers que les produits informatiques qui demandent une plus haute technologie. Les marchands ambulants arnaquent et volent les touristes. Chaque touriste qui débarque au Maroc est suivi continuellement par une horde de mendiants, de pic-pokets, d’enfants de rue, de voleurs, de faux guides, de revendeurs de drogue et d’autres énergumènes qui font regretter au touriste sa promenade dans la médina et vite se réfugie dans son hôtel.

C’est honteux de demander au touriste 15 dirhams pour un bol de harira pendant le mois de Ramadan. Un mois qui a comme objectif la fraternité, la tolérance, l’accueil, le partage et l’amitié. Au contraire, le touriste ne se sent pas le bienvenu. Une bouteille de Sidi Harazem coûte jusqu’ 20 dirhams. Les taxis demandent des prix exorbitants. C’est scandaleux.

Tous les services laissent désirer, que ce soit à l’aéroport, au port, dans les hôtels, les café ou les restaurants. Il manque d’infrastructure dans les plages comme pour les amusements. Si nous ajoutons le manque de propretéé et d’hygiène, le manque de verdure et de jardins, la poussière et les petits sacs noirs, nous pouvons dire que le Maroc est loin, très loin d’être une destination idéale pour attirer 10 millions de touristes.

L’exemple du tourisme est édifiant et flagrant, par analogie on peut l’adapter aux autres secteurs économiques de notre pays. Comment peut-on aspirer d’attirer les investisseurs, les touristes et sa diaspora si le strict minimum fait défaut, la stabilité, la sécurité, l’hospitalité, la tranquillité, le bien-être, la douceur de vivre et le calme.

Parallèlement aux différentes réformes entamées depuis des années pour l’ajustement de l’économie marocaine, il sera préférable d’instaurer une procédure en partenariat avec la communauté marocaine de l’étranger afin de pouvoir se consulter sur les questions de l’encouragement du tourisme et de la coordination des actions entre les deux rives. Enfin, condition si ne qua non, le gouvernement marocain, les hommes d’affaires du secteur et les responsables locaux doivent prendre des mesures d’accompagnement immédiates pour permettre au touriste de se sentir à son aise en éliminant et en éloignant tout ce qui nuit à ce secteur prometteur.

Sarie Abdeslam




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