La punition du président égyptien pour ses prises de position condamnant les frappes américaines en Syrie ne s’est pas fait attendre. L’Empire n’aime pas que l’on désapprouve ses actions illégales. Soit on les applaudit, soit on la ferme. 

Le message est suffisamment clair pour signifier à Sissi qu’il n’y a de sécurité en Égypte que parce que l’Empire le veut bien, qu’il peut organiser, du jour au lendemain et n’importe où dans le pays, des attentats terroristes contre lesquels les services de sécurité ne pourront rien. (RI)

En l’espace de quelques heures, l’Égypte a vécu trois attentats, dont un a été déjoué par les forces de sécurité. Une première attaque kamikaze a visé une église du Caire avec un lourd bilan de morts et de blessés. Le deuxième attentat suicide a ciblé lui aussi la minorité copte cette fois en Alexandrie, quelques heures après la visite du patriarche copte d’Égypte, monseigneur Tawadros.

Daech vient de revendiquer ces attaques qui ont suscité la stupéfaction et les condoléances d’un président Sissi qui, dans son message, dit compatir avec les Coptes d’Égypte, proies faciles d’un « terrorisme aveugle ».

Ces attentats en chaîne qui frappent la sécurité de l’État et remettent en cause l’efficacité des forces de sécurité égyptiennes interviennent 24 heures après la ferme condamnation du président égyptien, qui a eu le courage de ramer à contre-courant des autres pays de la Ligue arabe en « dénonçant les frappes balistiques américaines du vendredi 7 avril » contre la base aérienne syrienne à Homs comme une action « violant le droit international et remettant en cause la vraie lutte contre le terrorisme ».

En prenant le risque de dénoncer la démarche de la nouvelle administration américaine à peine quelques jours après une rencontre avec le nouveau locataire de la Maison-Blanche qualifiée de « cordiale », le président égyptien, un admirateur notoire de Poutine, n’aurait jamais cru avoir à faire face aussi rapidement aux retombées de la colère de « Big Brother » qui, depuis le 7 avril, change totalement de style et de méthode.

Mais le courageux président d’Égypte, qui prouve à quel point les habits de « vassal » lui siéent mal, ne pourra trouver de pair dans le monde arabe. Il lui faudra regarder plus loin, du côté du Nord et plus précisément vers les pays scandinaves, pour trouver des politiques qui lui ressemblent.

La Suède a connu une attaque terroriste à peine quelques heures après avoir dénoncé la folie stratégique de Trump. Mais là, le décor était différent. C’est un camion qui a foncé sur la foule provoquant la mort de cinq personnes. La liste est-elle pour autant finie ? La Belgique a déjà annoncé avoir suspendu sa participation aux frappes aériennes de la coalition US tout comme l’Allemagne…

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