Baisse des effectifs, fermeture de classes, suppression du Capes, l’enseignement de l’arabe en France semble peu à peu échapper à l’institution scolaire. 

Depuis le début des années deux mille, de nombreuses associations culturelles ou cultuelles tentent de répondre à la demande et de combler le vide laissé par l’Éducation nationale. S’il est difficile d’évaluer le nombre d’élèves scolarisés dans ces structures, l’augmentation de la publication de manuels conçus, en France, par les écoles associatives, montre que l’enseignement dispensé a gagné en cohérence et en autonomie.

La transmission de l’arabe en France est devenue une tradition bien enracinée dans l’histoire du pays. Si elle a été pendant longtemps un domaine réservé à l’Éducation nationale, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Elle échappe désormais à la vigilance de l’État. De nombreuses écoles associatives se développent en dehors du système scolaire, élaborent leur propre pédagogie et conçoivent des manuels de plus en plus performants. Ces établissements qui se créent partout en France, en devenant les premiers acteurs de la transmission de la langue arabe aux jeunes Français issus de l’immigration, méritent que l’on s’intéresse davantage à eux, d’autant que les références les concernant sont rares.

Mais que signifie le mot “transmission” quand il s’agit de l’arabe, cette langue “immigrée”, minoritaire en France et en Europe, et “un peu plus étrangère que les autres”, selon l’expression de Michèle Falip et Benoît Deslandes (1) ? Est-ce un legs affectif qui se transmet de père en fils ? Est-ce le reflet d’un souci identitaire ? Est-ce une mode ? Une manœuvre idéologique ? Par ailleurs, pourquoi cette langue ne cesse-t-elle d’occuper davantage d’espace ? Est-ce pour combler un vide ou pallier des lacunes et des insuffisances liées à la manière dont elle a été transmise jusqu’à présent ?

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