L'article de Driss Ajbali en date du 31 juillet 2009, publié dans la rubrique "Dakira" du lundi 6 février 2017 et intitulé " le Souverain, les réformes et l'histoire", faisait l'apologie notamment des consultations menées par l'ex-Conseil consultatif des droits de l'Homme (CCDH), épaulé par deux consultants contractuels (Driss El Yazami et Driss Ajbali) pour préparer l'avis consultatif relatif à la création du Conseil de la communauté marocaine à l'étranger (CCME).

Le document ci-après, datant du 15 novembre 2007 et dû à l'Association Mondiale des Marocains de l’Étranger (AMOME), dénonce la manière dont cet avis a été préparé et les méthodes d'exclusion qui ont été suivies, aboutissant à la formulation d'un avis qui ne correspond nullement aux attentes démocratiques des citoyens marocains résidant à l'étranger.

Manœuvres au sujet de la formation du futur Conseil Supérieur des Marocains de l’Étranger

COMMUNIQUE PRESSE
L’AMOME dénonce les manœuvres au sujet de la formation du futur
Conseil Supérieur des Marocains de l’Étranger
Bruxelles, le 15 novembre 2007

L’AMOME se réjouit du discours du 6 novembre 2007 de sa Majesté Mohammed VI dans lequel le Souverain prend clairement position en faveur du principe des élections, écartant de manière catégorique le principe de désignation directe des membres du futur Conseil Supérieur des Marocains de l’Étranger.

Nous nous réjouissons à cet égard que les manœuvres de lobbyistes et de « plumes mercenaires » qui ont mené campagne en faveur du principe de la désignation n’ont pas trouvé d’échos favorables.

L’AMOME considère néanmoins que la recommandation du « Comité du CCDH » de la mise sur pied d’un Conseil de transition constitue sans conteste un échec de la mission du CCDH et du « Comité », et un fiasco total quant à leur méthode de travail qui s’est caractérisée, depuis l’initiative royale du 6 novembre 2006 par la tergiversation, l’improvisation et l’arrogance qui n’a d’égale que la totale méconnaissance des revendications légitimes de la diaspora marocaine à une véritable participation politique et à une citoyenneté reconnue à l’instar de l’ensemble des pays démocratiques.

L’ensemble des actions menées sous l’autorité de ce « Comité du CCDH » relève du registre des basses manœuvres, des abus flagrants, de l’exclusion, des préjugés et des règlements de compte politiques et la partialité en faveur des amis et des proches. Cet épisode restera gravé dans la mémoire de la diaspora marocaine comme une page noire dans l’histoire du CCDH. Un CCDH qui a tourné le dos aux principes de justice, d’équité et de démocratie pour se transformer en un guichet de spéculation pour des transactions occultes en faveur des intérêts d’amis et de proches.

Ce scénario catastrophe mis en scène et orchestré par le « Comité du CCDH » aura un impact négatif et laissera sans aucun doute des conséquences néfastes quant aux relations de la diaspora marocaine avec son pays d’origine et affecte l’image que le Maroc essaie de promouvoir à l’extérieur. Cela ne ferait que porter préjudice au Maroc et fera douter de ses réformes sociaux-politiques.

Il se confirme jour après jour chez les observateurs intègres et les initiés aux affaires marocaines, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, que le « Comité du CCDH » autoproclamé et imposé d’une manière anti-démocratique, et dont le travail a été largement critiqué et les pratiques dénoncées, par la quasi-totalité de la société civile marocaine à l’étranger et au Maroc, jouit du soutien, de la caution et de l’appui « du gouvernement de l’ombre » et de certains milieux proches des centres de décision.

Des portes se ferment et des obstacles se dressent avec l’aide de la MAP et « du gouvernement de l’ombre » qui empêchent que les voix ne s’expriment, que les lettres, plaintes et doléances de la diaspora ne soient portées à la connaissance de Sa Majesté.

Dès lors et afin de contrer cet embargo imposé à la diaspora marocaine qui vise à l’isoler et à en étouffer les acteurs, nous avons décidé de recourir à la presse internationale, à l’organisation de rencontres et de conférence de presse dans les pays de résidence et à des sit-in devant les consulats et ambassades du Royaume du Maroc. En outre, des actions seront menées notamment auprès de la société civile internationale, les organismes internationaux, les partis politiques et les organisations syndicales. Ces actions auront pour but de dénoncer à l’encontre du CCDH et du «gouvernement de l’ombre », les violations des droits de l’homme et des droits civiques et politiques dont est victime la diaspora marocaine.

Nous tenons à saluer tous les efforts entrepris par le monde associatif qui a exprimé son soutien et son encouragement à l’initiative de la création d’un « Conseil Démocratique Civil des Marocains du Monde » que nous annoncerons au moment opportun.

L’AMOME place la participation politique de la diaspora marocaine au cœur de la transition démocratique. Cette transition démocratique est un projet sociopolitique qui nécessite une véritable réforme constitutionnelle et de profondes révisions touchant la politique, l’économie, le social, le système des valeurs, et la structure juridique et institutionnelle. Afin de s’assurer des chances de réussite, cette transition démocratique doit tenir compte des 3 millions de Marocains résidant à l’étranger.

Sans participation politique de la diaspora marocaine, le discours de la transition démocratique perd de sa crédibilité pour devenir un instrument de nettoyage politique, et le discours sur la démocratisation réduit à un spot publicitaire alimentant démagogie et propagande.

Document d'origine ici : alliance-amome


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