Cet article paru dans "Le Monde Diplomatique" en février 2006, soit 3 mois après le discours royal du 6 novembre 2005, qui a rendu la pleine citoyenneté aux Marocains résidant à l'étranger, nécessite à ce propos plusieurs remarques importantes, déjà développées longuement dans notre livre de 279 pages, intitulé : " Marocains du pays et Marocains d'ailleurs : Fracture citoyenne", paru en décembre 2006.

  1. Le Document de Stratégie en matière de communauté marocaine à l'étranger, élaboré par-là ministre chargée des MRE, Nouzha Chekrouni, et approuvé par le Conseil de gouvernement du 13 mars 2003, n'avait nullement envisagé réellement la participation politique des Marocains résidant à l'étranger par rapport au Maroc même. Sa démarche ne concernait en fait que la participation politique des "MRE " dans les pays d'accueil. Cette approche reste encore celle qui domine en 2017 après la nouvelle exclusion de fait des citoyens marocains établis à l'étranger du scrutin législatif du 7 octobre 2016 et de leur représentation parlementaire.
  2. Contrairement à ce que prétendait l'article paru dans "Le Monde Diplomatique", les mesures démocratiques d'implication citoyenne au Maroc des citoyens marocains établis à l'étranger, n'étaient nullement "le fait du prince", n'empiétaient pas sur les attributions ou le programme de gouvernement, mais renvoyaient à des prérogatives constitutionnelles du Souverain, à des convictions démocratiques profondes et à un arbitrage mûrement réfléchi.
  3. Ces décisions n'étaient pas "illégales", mais au contraire compatibles et cohérentes avec l'arrêt de la Chambre administrative de la Cour Suprême du 31 juillet 2003 concernant le droit de vote des "MRE".
En 2017, ce discours royal reste un discours fondateur, qui a fait date et dont on attend toujours l'application et non pas qu'il soit "oublié" comme le souhaitent les adversaires de l'effectivité des droits politiques par rapport au Maroc des citoyens marocains établis à l'étranger

"Le Monde Diplomatique" en février 200
Lien ici : europemaroc.com/

Rabat, le 22 février 2017
Abdelkrim Belguendouz
Universitaire à Rabat, chercheur en migration








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