Deux semaines après la visite du Chef du gouvernement Youssef Chahed à Berlin, la Chancelière allemande Angela Merkel est attendue à Tunis pour le 3 mars prochain. 

Selon certains observateurs, elle a du mal à accepter le refus de la Tunisie l’installation de camps sur son territoire pour accueillir des réfugiés de toutes les nationalités indésirables en Allemagne. Critiquée dans son pays pour la gestion du dossier de réfugiés et mise en difficulté à l’approche des élections, elle veut trouver au plus vite une solution à ce problème épineux.

Après le report de sa visite en Algérie initialement prévue pour le 20 février courant en raison d’une « bronchite aigue » du président Abdelaziz Bouteflika, elle garde encore l’espoir de faire plier le gouvernement tunisien et entend revenir à la charge avec le président Béji Caid Essebsi. Elle n’a pas du tout apprécié la fin de non-recevoir que lui a opposé Youssef Chahed sur ce point précis.

Pourtant au cours de sa rencontre avec lui, le 15 février, Angela Merkel a obtenu l’accélération des procédures pour le retour des ressortissants tunisiens en situation illégale. la Tunisie a été accusée de tergiversations sur ce dossier et le cas d’Anis Amri l’auteur de l’attentat contre un marché de Noel à Berlin le 19 décembre dernier est souvent cité comme pour faire endosser la responsabilité aux autorités tunisiennes. Or, ce terroriste a été radicalisé dans une prison italienne, et la réponse de Chahed a été claire sur ce point.

Après le rejet de l’idée de création de camps pour réfugiés en Libye en raison de l’instabilité, la chancelière va tenter de faire pression sur la Tunisie en conditionnant l’aide allemande et le soutien de son gouvernement à la transition économique. Elle va, également, proposer des aides plus substantielles en cas d’acceptation de la Tunisie d’abriter ces camps.

B.O



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