Le candidat de l’aile gauche du PS, Benoit Hamon, remporte la primaire avec plus de 58 % des voix laissant l’ancien premier ministre loin derrière.

Au siège du PS, les finalistes échangent une brève poignée de main devant la foule des photographes. Comme sur un ring, Jean-Christophe Cambadélis lève la main du vainqueur, celle de Valls reste baissée. À la Maison de l’Amérique latine, où les soutiens de Valls s’étaient donné rendez-vous, la fête est déjà finie. Les élus ont déserté, quelques-uns se sont enfermés avec Valls dans une salle au rez-de-chaussée du bâtiment où François Hollande avait fêté sa victoire à la primaire en 2011. Seule une poignée de militants ont fait le déplacement, vite assaillis par les journalistes bien plus nombreux qu’eux.

Dans son discours de défaite, Manuel Valls souhaite « bonne chance » à son adversaire. « Il est le candidat de notre famille politique et il lui appartient de mener la belle mission du rassemblement », dit Valls. Il ne « veut rien regretter », vante le « réformisme », assure que « l’histoire replacera notre action à la hauteur de ce qu’elle a été ». « Un cycle politique s’achève », dit l’ancien premier ministre. « Une page se tourne, aussi pour moi. »

À la Mutualité, les partisans de Benoît Hamon ont prévu de faire la fête. À l’écart des journalistes, qui n’ont plus le droit d’entrer dans la salle. Mais la campagne officielle, celle de la présidentielle, a déjà démarré.

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