Le quatrième roman d’Haytam Andaloussy, «Les contes du Crétacé», vient de paraître. Il s’agit d’une épopée de la Préhistoire ; une lutte de la vie face à l’extinction touchant plusieurs espèces animales de notre lointain Crétacé.

L’auteur nous décrit un univers sauvage et immaculé. Pourtant, lors de bouleversements inédits, par le seul fait des circonstances, certains animaux vont adopter des comportements opportunistes qui vont contribuer à l’accélération du phénomène d’extinction.

Ce roman ne raconte pas seulement un combat primaire entre dinosaures, mais l’histoire de la poussée de la sève d’un côté et de la lutte pour la survie de l’autre. Une lutte qui nous ramène à notre propre existence.

Ce drame de l’existence nous renvoie à nos propres combats ; car même si cela se passe dans un monde ancien, parmi les animaux et les plantes, les rapports de force s’imbriquent de la même manière lorsqu’il s’agit de sauver sa peau. Notamment les combats émancipateurs actuels dont l’enjeu est la dignité. Cette histoire nous renvoie l’image de nos propres comportements sociaux, lorsque nous nous contentons de suivre nos pulsions primaires.
« Quand l’homme met son raisonnement de côté, il devient une machine à détruire parce qu’il se laisse instrumentalisé par des pouvoirs, des discours ou des systèmes de pensée malveillants. En se donnant la peine de réfléchir, en refusant de céder aux sirènes de l’idéologie haineuse et simpliste, il se donne alors les moyens pour s’engager avec courage dans le combat pour la survie de l’Homme et de sa dignité. » (Explique l'auteur lors de la présentation de son livre)
L’autre intérêt du livre est l’équilibre fragile qui se tisse, au sein de la nature, entre monde végétal et monde animal. Pour décrire cet univers fascinant et silencieux des plantes, l’auteur n’hésite pas à s’inspirer de « l’amour divin » et de « la philosophie de l’être », tel que les a développés le grand maître soufi, Ibn Arabi, qui a vécu au 12e siècle de notre ère (560 – 638).

Cet essai est avant tout une fiction poétique qui nous ramène à nos faiblesses psychologiques, mais également à notre réalité actuelle, notamment celle de la fragilité de notre planète et de son écosystème. Dès l’aube du vivant, chlorophylle et hémoglobine ont irrigué la vie pour assurer sa conservation sur terre, et ce dans une coopération symbiotique étonnante.

Haytam Andaloussy est l’auteur de quatre romans : Les contes du Crétacé (2017), Le Pain de l’amertume (2010) ; Sur la Terre des Orchidées (2013) et La Colère interdite (2015), ce dernier ouvrage est inspiré de l’affaire Ali Ziri, un chibani décédé suite à son interpellation par la police nationale française.

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