Audience reportée pour la énième fois. Jeudi 12 janvier, le tribunal de première instance de Tanger a de nouveau décalé la séance sur le fond qui devait être consacrée à la plaidoirie de la défense, dans l’affaire de l’Atlantic Beach Paradise Resort (ABPR), le projet immobilier et touristique, lancé il y a plus de dix ans par Larbi Tadlaoui, un promoteur en prison.

Le promoteur, Larbi Tadlaoui, est toujours derrière les barreaux malgré la présence de plusieurs avocats qui assurent sa défense.  Jusqu’à lors, toutes les demandes de Mr Tadlaoui pour être libérées sous caution ont été rejetées par le juge marocain.
« Au mieux de la négligence ou de l’incompétence, au pire un traquenard. » Cette formule de Caroline Joly, l’une des trois avocates de M. Tadlaoui, aux côtés de sa mère, Eva Joly, et d’Elise Arfi, résume l’imbroglio de ce dossier, où se croisent les autorités marocaines, Amendis, une filiale de Veolia et un entrepreneur privé.
Près de 800 investisseurs lésés avaient investi plus de 45 millions de livre-sterling pour acquérir un bien immobilier au nord du Maroc. 74 personnes, représentées pour la plupart par BCP Law firm, poursuivent le promoteur escroc. Les contrats d’achat des investisseurs ont été jugés valides par le juge chargé de cette scandaleuse affaire « Paradise Beach & Golf Resort ».

Le promoteur a abandonné le projet en 2009 sans jamais rembourser les investisseurs du package pour les meubles et les appart-hôtels. Il remet toute la responsabilité de sa fraude sur le dos des autorités marocaines sur la base d’un rapport de « Norton Rose » !

Cependant, plusieurs anomalies apparaissent dans le dossier de cette scabreuse affaire ! Nous en révélons ici quelques-unes sans empiéter sur le procès qui est en cours :
  • L’annulation de la garantie bancaire de la Banque Populaire et son remplacement par une procuration fournie par les avocats du promoteur sans que les investisseurs soient informés.
  • Le manque de fonds du promoteur : les acomptes versés par les investisseurs sont apparemment introuvables (plusieurs millions d’euros auraient disparu).
  • Le non-paiement d’Amendis pour le raccordement du site en eau depuis 2011 malgré les relances de ce dernier. Ceci a toujours été caché aux investisseurs.
  • Etc…
Les 800 investisseurs ayant investi beaucoup d’argent dans le projet sont complétement occultés et laissés dans l’ignorance la plus totale. En mai 2016, l’Ambassade du Maroc à Londres annonçait que la Banque Populaire avait libéré 13 millions d’euros pour achever les travaux qui avait timidement repris en février 2016. Mais cela ne s’est pas concrétisé. Depuis, c’est la sourde oreille de la part de l’Ambassade du Maroc à Londres ! La lettre ouverte adressée au Chef du gouvernement, Abdeillah Benkirane, le 11 juillet 2016 est restée sans réponse à ce jour.

Arlette Colin
Wakeupinfo



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