Dernièrement, j’ai annoncé ma démission en tant que membre du Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME), mis en place officiellement il y’a de cela plus de cinq ans, le 21 décembre 2007. Au même moment, l’engagement était pris d’en donner avec détail, les raisons sous peu. Cet engagement se concrétise aujourd’hui.

Je dois en effet aux décideurs, aux acteurs associatifs de la diaspora marocaine, aux compagnons de route et amis, aux militants des droits humains ici et là-bas, aux divers responsables du secteur migratoire au Maroc, des partis politiques, des syndicats, aux parlementaires et à l’opinion publique marocaine en général, les explications nécessaires à la prise de ma décision, qui a été mûrement réfléchie.

La responsabilisation démocratique
Forcé à l’exil du Maroc durant la période des années de plomb, mon action, initiée fondamentalement d’abord au KMAN, a toujours été menée dans le cadre des associations démocratiques de l’émigration marocaine et de leur histoire riche en engagements et actions en matière politique, sociale, culturelle et économique au profit de la société marocaine et ce, pour l’intérêt de tous les citoyens marocains, où qu’ils se trouvent.

L’amnistie générale, décrétée en 1994 et les réformes en termes de droits de l’homme, entreprises durant cette période et qui se sont intensifiées depuis le règne de S.M le Roi Mohammed VI, ont été un puissant stimulant de réconciliation avec notre pays et de rétablissement progressif de la confiance.

En particulier, l’accueil a été très favorable à la rénovation de la Moudawana, à la réforme substantielle du code de la nationalité, ainsi qu’à l’initiative de l’IER et ses recommandations, qui ont touché certaines des questions concernant les émigrés marocains, liées à la nécessité de leur restituer leur dignité et de leur reconnaître leur citoyenneté pleine et entière, sans amputation aucune.

C’est dans ce climat de changement et d’ouverture, notamment sur les citoyens marocains à l’étranger, que j’ai eu l’honneur de figurer parmi les 37 personnes nommées au Conseil de la communauté marocaine à l’étranger.

Depuis cette date, et tout en continuant à militer localement aux Pays- Bas à travers le Centre Euro-Méditerranéen Migration et

Développement (EMCEMO) basé à Amsterdam, et au niveau du tissu associatif démocratique des citoyens marocains à l’étranger, par le biais de diverses plateformes dont « D a b a 2012 », « Réseau marocain transnational ».

Migration et Développement », mon adhésion à la mission du CCME a été totale et sans équivoque.

Le principe moteur qui m’a guidé au niveau du Conseil, est la « responsabilisation démocratique » au travers du triptyque suivant :
  • Évaluer les politiques publiques marocaines et émettre des avis consultatifs susceptibles d’en améliorer l’efficacité des citoyens marocains à l’étranger, en particulier les groupes vulnérables ;
  • Réfléchir sur les modalités d’amplification de la participation des Marocains de l’étranger au développement politique et démocratique, économique, social et culturel du Maroc ;
  • Assurer une fonction de vigilance prospective sur les évolutions de l’émigration, des débats qu’elle suscite tant au Maroc que dans les pays de résidence et au sein des instances internationales.
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