La vision dynamique et futuriste de SM le Roi Mohammed VI, pionnier de la coopération Sud-Sud, constitue une plus-value considérable pour une nouvelle organisation régionale qui, animée par une nouvelle équipe dirigeante, devra se lancer rapidement dans un vaste programme de réformes, a souligné le directeur général de l’Observatoire d’études géopolitiques (Paris) Charles Saint-Prot.

Dans une déclaration, mardi, à la MAP, l’expert français a indiqué que le retour du Maroc au sein de l’Union africaine, est véritablement un atout pour une organisation panafricaine, qui a besoin de réformes profondes et d’une vision d’avenir concrète et dynamique, affirmant que la présence active du Royaume au sein de l’organisation va permettre de relancer un projet commun pour bâtir un destin communautaire en phase avec les réalités d’aujourd’hui.
“Le Maroc rentre dans l’Union africaine par la grande porte et c’est une chance nouvelle pour le développement et la prospérité de toute l’Afrique”, a-t-il dit, faisant remarquer qu’il doit être clair que le Royaume renoue simplement avec l’organisation régionale, qui s’inscrit dans la continuité de l’OUA, dont il est membre fondateur, et non avec l’Afrique dont il ne s’est jamais éloigné.
Dans Son discours au 28ème sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, SM le Roi Mohammed VI a rappelé que le Maroc ne s’est jamais éloigné des autres pays africains et “des relations bilatérales fortes ont ainsi été développées de manière significative”, relève M. Saint-Prot, affirmant que “le Souverain n’a cessé de donner une impulsion concrète à ces relations, en multipliant les visites dans les différentes régions du Continent”.

Une écrasante majorité de pays africains a soutenu, lundi, le retour du Maroc au sein de l’UA, lors du 28è sommet de l’organisation continentale, qui se tient dans la capitale éthiopienne. D’après la présidence de la Commission de l’Union Africaine, trente-neuf pays se seraient exprimés en faveur du retour du Maroc à l’organisation panafricaine. 


Charles Saint-Prot est directeur général de l’Observatoire d’études géopolitiques (www.etudes-geopolitiques.com). Il est l’auteur de nombreux ouvrages sur les nationalismes, dont La pensée française (L’Age d’homme, 2002), Le Mouvement national arabe ou encore Émergence et maturation du nationalisme arabe de la Nahda au Baas (éditions Ellipses, 2013). Deux nouveaux ouvrages sont à paraître dans un avenir proche, L’État-nation contre l’Europe des tribus (à paraitre aux éditions du Cerf) et Histoire du nationalisme arabe.




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