« Les agences de presse sont rarement le point de mire du public. Pourtant, elles sont parmi les catégories de médias les plus influentes et en même temps parmi les moins connues. Ce sont des institutions clé avec une importance substantielle pour chaque système de médias. Elles sont le centre nerveux invisible qui relie toutes les parties de ce système. » (Wolfang Vyslozil, ancien gérant d'APA).

C'est l'un des aspects les plus importants de notre système médiatique - et, pourtant, presque inconnu du public ; la plus grande partie des nouvelles internationales dans tous les médias principaux provient de quatre agences de presse seulement : New York, Londres, Paris et Berlin. La position de monopole de ces agences a plusieurs conséquences : elles déterminent le choix des reportages, elles décident de quoi on parle et de quoi on ne parle pas, et il est évident que les reportages sont très uniformes et ils sont souvent simplement copiés.

Ainsi, par exemple, les médias principaux n'ont pas parlé de la procession de paix en Ukraine et du voyage de paix à Moscou, puisque selon la radio-télévision suisse SRF les grandes agences de presse n'en ont rien dit. Kla.tv au contraire a donné l'information sur la procession de paix et était même présent lors du départ du voyage de paix à Berlin et à l'arrivée du convoi de paix à Moscou. A la fin de l'émission, vous trouverez encore une fois les liens des émissions sur la procession et les témoignages du voyage de paix.
Oui, qui se trouve derrière ces grandes agences de presse... ?
  1. L'agence américaine Associated Press (AP) Avec plus de 4 000 employés dans le monde entier, AP appartient aux entreprises de médias des Etats-Unis et a sa rédaction principale à New York. Les informations de l'AP sont utilisées par environ 12 000 médias et atteignent ainsi chaque jour plus de la moitié de la population mondiale.
  2. L'Agence France Presse (A.F.P.), qui est quasiment publique, a son siège à Paris et emploie également environ 4 000 personnes. Chaque jour l'A.F.P. expédie plus de 3 000 informations et 2 500 photos à des médias dans le monde entier.
  3. L'agence britannique Reuters à Londres, est une agence privée, et emploie un peu plus de 3 000 personnes. En 2008 Reuters a été acheté par Thomson le patron canadien des médias - une des 25 personnes les plus riches du monde - et a fusionné en Thomson Reuters dont le siège est à New York.
  4. L'agence de presse allemande (DPA) emploie environ 1 000 journalistes dans environ cent pays. La DPA possède des maisons d'édition de médias allemands et des stations de radiodiffusion. Sa rédaction principale est depuis 2010 dans la maison d'Axel Springer à Berlin. La DPA collabore étroitement avec l'AP américaine et possède la licence pour la commercialisation des services de l'AP dans l'espace germanophone.
Si ce sont seulement ces quatre agences qui diffusent les informations des actualités mondiales, cela signifie que le droit de la population mondiale à la liberté de la presse et à la liberté d'opinion est bafoué.

A côté des quatre grandes agences de presse, il y a encore diverses agences nationales plus petites. En Autriche et en Suisse ce sont :
  • L'Agence de Presse autrichienne (APA) avec environ 165 rédacteurs. L'APA possède des journaux quotidiens autrichiens et l'ORF.
  • L'Agence de Presse Suisse (SDA) avec environ 150 employés, possède des maisons d'édition de médias suisses, dont Tamedia et la groupe NZZ ainsi que SRG.
Le SDA et l'APA ne disposent d'aucun réseau propre de correspondants à l'étranger. Au lieu de cela ils collaborent avec la DPA et les grandes agences pour avoir accès aux nouvelles internationales et informer leurs médias nationaux sur l'actualité mondiale. C'est pourquoi finalement le choix et la direction tendancieuse des reportages d'Autriche et de Suisse sont déterminés presque exclusivement par les grandes agences de presse.

Mesdames et messieurs, ces faits n'indiquent-ils pas clairement que la population n'est pas informée de manière équilibrée sur les intentions des gouvernements et la situation réelle et que nous ne pouvons plus parler d'un journalisme libre et indépendant ? Ainsi - et exactement pour cette raison - soutenez, vous aussi, les nouveaux médias et plates-formes indépendants, comme par exemple AZK (www.anti-zensur.info) et Kla.tv (www.kla.tv).

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