L a Déclaration universelle des droits de l’homme déclare en son article 13 alinéas 1 que toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un état.

Pendant que le monde s’apprête à célébrer la journée mondiale des migrants le 18 décembre 2016, les migrants d’origine subsaharienne sont victimes d’expulsions collectives brutales accompagnées de violences et exactions de toutes sortes en Algérie et sont acheminés aux frontières avec le Niger alors qu’ils sont censés être protégés conformément à la législation internationale en la matière.

Les propos tenus par un haut cadre algérien, avocat et président de la commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme(CNCPPDH) qui dépend de la présidence de la république, accusant les migrants subsahariens de porteurs et vecteurs de maladies transmissibles, de la prostitution, de la mendicité, de l’escroquerie, de vol et de fraude sont de nature racistes et discriminatoires à l’endroit de ces migrants qui sont à la quête de lieux pour se reconstruire dans la dignité et le mieux vivre.

C’est ainsi que nous, Organisation Démocratique des Travailleurs Immigrés au Maroc, premier et unique syndicat des travailleurs migrants dans le Maghreb et en Afrique, conscients que les états nations se sont engagés à assurer en coopération avec l’organisation des Nations Unies, le respect universel et effectif des droits de l’homme et des libertés fondamentales, condamnons et dénonçons avec la dernière énergie ces actes ignobles et inhumains perpétrés par les autorités et le peuple algériens à l’endroit de leurs frères africains en violation des droits internationaux.

Demandons :
  • A la communauté internationale et à l’Union Africaine d’interpeller les autorités algériennes à la reconnaissance et respectabilité des conventions internationales des droits humains afin de libérer tous ces migrants ciblés en détention et leur assurer la libre circulation conformément à la déclaration universelle des droits de l’homme.
  • A la société civile africaine de se mobiliser toute pour demander au Secrétaire général de l’ONU de faire pression aux autorités algériennes d’arrêter ces expulsions illégales des migrants subsahariens victimes d’injustice, de discrimination et propos calomnieux. De traduire les auteurs de ces actes devant les juridictions compétentes afin de répondre à leurs actes. D’exiger aux autorités algériennes la mise en œuvre des mesures nécessaires visant le respect des conventions internationales relatives aux droits de l’homme en général et des migrants en particulier.
Communiqué de L’ODT Travailleurs immigrés au Maroc
Rabat, le 10 décembre 2016

Franck IYANGA
Secrétaire général de l’Odt travailleurs immigrés au Maroc









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