Le Maroc n'a pas de pétrole… mais il a du soleil, surtout si l'on se promène de l'autre côté de l'Atlas, près du désert ! 300 jours d'ensoleillement par an, de quoi gaver les centrales photovoltaïques. 

Et sur les côtes de l'Océan Atlantique, il y a souvent un joli petit vent capable de faire frétiller des batteries d'éoliennes ! Voilà pourquoi le pays hôte de cette COP22 s'est fixé pour objectif d'atteindre la production de 52 % de sa capacité électrique grâce à des énergies renouvelables d'ici à 2030.

Une centrale sur 450 hectares
Ces atouts ont notamment mené à la création de l'imposante centrale solaire Noor à Ouarzazate, réalisée avec des miroirs courbes. . Inaugurée par Mohammed VI le 4 février 2016, cette centrale s'étend sur une superficie de 450 hectares. C'est la septième plus grande centrale solaire du monde, en concurrence avec celles des Américains. La centrale est dotée d'une capacité de stockage de 3 heures de production, grâce à des sels fondus.

Une première phase qui devrait se poursuivre avec la construction de cinq centrales solaires d'une capacité totale de 2000 MW à l'horizon 2020.

Les sites prévus pour ces complexes se situent dans les régions de Ouarzazate, Ain BniMathar, Foum Al Oued, Boujdour et SebkhatTah. Et là, du soleil, il y a en a, en grande quantité !

Côté vents, le projet marocain d'énergie éolienne vise la mise en place, à l'horizon 2020, d'une capacité de 2000 MW, permettant une production annuelle qui correspond à 26 % de la production électrique actuelle du Royaume, et ainsi éviter l'émission de 5,6 millions de tonnes de CO2 par an.

Les sites identifiés pour ce projet sont : Tanger, JbelLahdid, Taza, Midelt, Tiskrad et Boujdour. Ils seront mis en service entre 2017 et 2020.

Les parcs existants de Tantan (2013), Tarfaya (2015), Laayoune (2013), Tanger (2010) et Essaouira (2007) génèrent respectivement : 101,87 MW ; 300 MW ; 50,6 MW ; 140 MW et 60 MW.

La Dépêche du Midi


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