C'est l'écrivaine franco-marocaine Leïla Slimani qui a été choisie comme lauréate du Goncourt 2016 pour son roman « Chanson douce », paru chez Gallimard.

Bernard Pivot, qui préside le Goncourt, a décrit ce choix comme s'inscrivant « dans la tradition du prix » de récompenser les nouveaux auteurs en célébrant « une jeune femme de 35 ans dont c'est seulement le deuxième livre ». L'écrivain et poète marocain Tahar Ben Jelloun, prix Goncourt en 1987, s'est félicité de voir l'Académie récompenser « deux Marocains en trente ans » : « Elle n'a pas fait le roman maghrébin que l'on attend sur la situation de la femme, le couscous et tout le folklore. » Interrogé sur un éventuel positionnement politique, Tahar Ben Jelloun a assuré que le Goncourt ne prenait en compte qu' « un seul critère : la littérature ». « C'est fini, l'époque où on s'appelait au téléphone pour les votes », a-t-il ajouté.


La journaliste Leïla Slimani révèle un talent incontestable. Son second roman « Chanson douce », conte la folie ordinaire d'une nounou qui assassine les deux enfants qu'elle garde. Les faits sont là, pourquoi cette femme pleine d'attention, a-t-elle pu devenir une tueuse ? Leïla Slimani raconte l'horreur pour un jeune couple, plutôt aisé, qui a besoin l'aide d’une nourrisse, une perle rare, qui lui permettra de partir chaque jour le cœur tranquille à son travail.

Chanson douce est une fable mouvementée qui tient le lecteur en haleine l’ensorcelant dans une comptine fatalement tragique.

A. Colin
Wakeupinfo





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