Éditoriaux, analyses, commentaires et autres tartines à la Une. La presse algérienne fait feu de tout bois depuis plus d’une semaine et abreuve jusqu'à la lie ses lecteurs en leur "servant" au quotidien le décès de Mouhcine Fikri (Maroc) qu'elle érige en "l'événement" de la région. Éclairage.

A entendre de loin ce tintamarre éditorial fielleux, on croirait à une guerre civile au Maroc, alors qu’il s’agissait en fait de manifestations pacifiques, consécutives à la mort accidentelle d’un citoyen à Al Hoceima relevant désormais du ressort de la justice.

Inutile de rappeler que les manifestants ont exprimé leur solidarité en toute liberté et responsabilité et que les autorités ont réagi avec célérité, en ordonnant des enquêtes approfondies sur les circonstances de ce drame. Allant vite en besogne, la presse algérienne s’est empressée d’abord de faire le parallèle entre cet incident et le cas Bouazizi, qui avait déclenché la révolution du jasmin en Tunisie et inspiré ce que l’on appellera plus tard le «Printemps arabe».

Mais les instigateurs de cette production en quantités phénoménales d’articles anti-marocains dans les officines obscures de la presse algérienne aux ordres, savent pertinemment que le Maroc n’est pas la Tunisie ou l’Égypte.

Le Maroc est un pays qui a banni le parti unique dès l’indépendance, contrairement à son voisinage immédiat. Le royaume a depuis lors connu des réformes démocratiques, économiques et sociales dans le but de promouvoir la liberté, l’équité et la justice. Il constitue aujourd’hui un havre de paix, une exception dans un environnement régional en proie à l’insécurité.

Sa stabilité, ses choix politiques, ses réalisations économiques et son modèle de développement, initiés avec sagesse et perspicacité, sous la conduite clairvoyante d SM le Roi Mohammed VI, sont devenus une référence dans le monde et, bien évidemment, objet de convoitises.

Expliquant le mobile de cet acharnement des médias algériens sur le Maroc, les experts n’y vont pas par quatre chemins : le décès tragique de feu Fikri est instrumentalisé par l’Algérie pour servir ses vils desseins et faire croire à un foyer de tension préoccupant dans la région.

Pour le géopolitologue français Charles Saint Prot, Alger a toujours caressé le rêve d'affaiblir le Maroc qu’elle considère comme “un concurrent régional”.

L'expert français rappelle que cette animosité algérienne envers le Maroc s’est traduite d’abord par "le soutien d’Alger à la création d’un Etat fantoche qui couperait le Royaume de sa dimension africaine". Cet acharnement contre le Maroc, ajoute-t-il, s’explique également par de «sombres raisons psychologiques et politiques touchant à la situation interne désastreuse de l'Algérie, à la corruption du régime et à l'esprit de complexe à l'égard de la plus vieille Nation de la région, qu’est le Royaume du Maroc”.

Et d’ajouter que cette vision d’Alger est «particulièrement dangereuse car elle nourrit l'insécurité et la déstabilisation régionale».

Cet intérêt exagéré, manifesté par Alger à l'endroit de ce drame, a suscité la réaction d’un autre expert du monde arabe.

Sur les colonnes du journal «Le Parisien», le politologue Jean-Noël Ferrié affirme que la réaction des Marocains à la mort de Muhcine Fikri «est plutôt un témoin du bon état de la société». Pour lui, il est «imprudent de considérer que le pays est dans un état de pré-crise, semblable à ce qu'a connu la Tunisie en 2011. Il n'y a aucun parallèle possible avec les Printemps arabes ».

Et d’ajouter que «le Maroc est dans une situation tout autre. Une nouvelle Constitution a été mise en place en 2011, qui permet un bon fonctionnement de la démocratie ».

D’autres réactions sont venues étayer ces propos, notamment des médias européens qui ne croient pas à une amplification de la contestation. Tous, sans exception, ont traité le sujet de manière professionnelle, loin de toute manipulation. Ils ont décrit les faits et évité avec prudence de faire toute comparaison avec ce qui se passe ailleurs.

Car qui a intérêt à voir éclater aux portes de l’Europe une nouvelle poudrière ? Contrairement aux confrères algériens, otages d’une vision conflictuelle avec le thème «Maroc» et qui font tourner leur business par l'invective, l'injure et la propagande anti-marocaine, dans une tentative désespérée de faire l’impasse sur le véritable désastre, celui de leur pays au bord de l’implosion.

Adil Zaâri Jabiri
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