Une note d’information partagée par la présidence de la Répu­blique malgache, indique qu’une cérémonie de présentation de la lettre de créance du nouvel ambassadeur du Maroc nouvellement nommé, se tiendra au palais d’État d’Iavoloha.

La mission de Mohamed Amar, jusqu’ici, officiellement, ambassadeur marocain s’achève avec la visite d’État de son souverain, le roi Mohamed VI, dans la Grande île. « La lettre de rappel a déjà été reçue par le ministère des Affaires étrangères depuis 2 mois »., indique une source avisée auprès de ce département ministériel.

L’information n’a, pourtant, pas filtré, jusqu’à hier. « En tant que doyen du corps diplomatique et francophone qui plus-est, l’on a souhaité qu’il ne quitte le pays qu’après le sommet de la Francophonie », ajoute la source.

Prévisible

Étant donné que Mohamed Amar était en poste à Madagascar depuis près de 10 ans, son départ, si l’on considère les normes diplomatiques ne devrait surprendre personne. La décision de le remplacer pourrait même être considéré comme tardive.

En tant que doyen du corps diplomatique, l’opinion se rappelle deux discours prononcés par le désormais ancien ambassadeur du Maroc, lors des banquets, au palais d’État d’Iavoloha. La dernière en date était, lors des présentations des vœux du 8 janvier. Dans ses allocutions, Mohamed Amar avait décrit sans ambages les difficultés socio-économiques à Madagascar, tout en déplorant l’impuissance, voire le manque de volonté étatique de redresser la situation.

La visite du roi Mohamed VI, dans la Grande île, affirme une volonté d’intensifier la coopération bilatérale et les relations amicales entre les deux pays. Ce qui semble imposer un changement d’angle et de ton diplomatique.

Certains observateurs voient, ainsi, dans le remplacement de Mohamed Amar, un scénario similaire à celui de François Goldblatt, ancien ambassadeur de France. Direct et souvent, moralisateur, le style du diplomate a déplu à l’administration Rajaonarimam­pianina, a d’ailleurs demandé son rappel.

Questionné sur ce point, la source informée réplique que « mettre fin à la mission d’un ambassadeur est une prérogative du pays accréditeur. Lui décide du rappel ou non de son diplomate ». Les règles en matière de relation internationale indiquent, néanmoins, que l’État hôte a son mot à dire sur le sujet et peut déclarer, s’il le veut, un ambassadeur persona non grata.

G.F.R.
Source : lexpressmada.com/






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