Le 1er juillet 2011 fut la date à laquelle les marocains ont voté par un oui massif pour la nouvelle constitution du Royaume Chérifien. Ce plébiscite a été salué par la communauté internationale comme un vrai modèle de réforme et de démocratie. Les marocains ont ainsi fait le choix de vivre dans un pays qui inspire la stabilité et la sécurité, animé de progrès et de prospérité sous la conduite éclairée de son guide, le Roi Mohammed VI.

La nouvelle constitution a consacré des principes permettant l’émergence d’un droit constitutionnel des élections, en vertu des dispositions des articles 11, 17,19 30 et 33 qui ont eu un impact positif en termes de modernisation de l’arsenal juridique régissant les élections législatives, notamment au niveau de l’institutionnalisation de l’observation indépendante et neutre des élections.

Prenons le cas de la commission spéciale d’accréditation des observateurs des élections, créée auprès du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), et qui a déclaré que l’observation indépendante et neutre des élections du 07 octobre a connu la participation de 37 organismes national et international, dont 31 associations nationales et quelques observateurs du CNDH, avec plus de observateurs accrédités 4.700 répartis sur l'ensemble des régions du Royaume, en vue de suivre de près le bon déroulement de l’opération électorale.

A l'instar des observateurs nationaux et étrangers qui ont souligné que ces élections se sont déroulées dans un climat de transparence et de saine émulation entre différentes composantes du paysage politique marocain, les marocains se réjouissent non seulement de la réussite de cette nouvelle étape dans la construction démocratique mais aussi des indices positifs tels :

1. La percée du PAM (parti authenticité et modernité) incarne un courant moderniste face aux partis traditionnels. Ainsi le paysage politique du pays est entrain de changer vers une bipolarisation de courants de pensées opposés des partis dominateurs.

2. La participation massive des populations des Provinces du Sud conforte l’intérêt porté par les sahraouis au processus électoral dans le Royaume. Cela se traduit par leur attachement à la patrie et la réceptivité au discours royal adressé à la Nation à l'occasion du 37ème anniversaire de la Marche Verte, visant la régionalisation avancée en tant que vecteur efficient.

3. La défaite cuisante des extrémistes qui n’ont brigué qu’un siège parlementaire, c’est la bérézina des ultras religieux.

4. L’instauration d’un quota obligatoire de 60 sièges minimum pour les femmes sur les 395 sièges que compte la première chambre du Parlement, cela permet ainsi à la femme marocaine d’accéder à plus de responsabilités politiques.

Finalement, le leader du parti Justice et Développement, qui est arrivé en tête, sans majorité absolue en remportant 125 des 395 sièges, a été nommé par SM le roi Mohammed VI pour former une coalition gouvernementale (Selon l’article 47 de la constitution du royaume qui stipule que « le roi nomme le chef du gouvernement au sein du parti politique arrivé en tête des élections des membres de la Chambre des représentants, et au vu de leurs résultats »). Ce leader devra désormais entamer des négociations avec d'autres partis politiques pour atteindre la majorité absolue de 198 sièges.

Radouan Bachiri






0 commentaires:

Enregistrer un commentaire

 
Top