Lors de sa conférence de presse tenue à Rabat le 27 novembre 2012, et en liaison avec le refus du président du CCME (Driss El Yazami) de répondre présent à la demande d'audition de la Commission des Finances et du Développement économique de la chambre des députés, Karim Ghallab, président de la Chambre des Représentants, n'était pas le seul à défendre l'idée selon laquelle toute institution nationale qui reçoit une subvention étatique votée au parlement, se doit de rendre des comptes au parlement au plan financier.

Dans sa prise de parole à cette même conférence de presse, Maître Abdellatif Wahbi, président du groupe parlementaire du Parti Authenticité et Modernité (PAM) à la Chambre des députés, a adopté le même point de vue. 

Il a estimé en effet que les institutions nationales dites "indépendantes" (comme le CCME, le CNDH, l'Institution du Médiateur, etc...), ne le sont que par rapport à leur ligne et orientation politique et nullement au plan de leur gestion financière et que le parlement a toutes les prérogatives constitutionnelles de contrôle des finances publiques. 

Le lien suivant renvoie au compte rendu en arabe de son intervention : www.manifpress.com/news3114.html

Ce complément d'information répond à l'essentiel des commentaires numéros 3 et 4 de M. Jadir Ben Allel. Par rapport à cela, l'argument suggéré selon lequel ce serait l'action du PAM (sous-entendu grâce aux interventions de l'un de ses membres à Hay Riad à Rabat, coordonnant les activités du CCME), qui aurait fait "échouer" l'aboutissement de l'amendement des députés de la majorité, ne tient pas....

Abdelkrim Belguendouz

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