M. Abdellah Boussouf, Secrétaire général du Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME), a reçu, vendredi 30 septembre 2016 au siège du conseil à Rabat, une délégation de la société civile alsacienne (France).

M. Boussouf a d’abord exposé l’expérience de son parcours migratoire à Strasbourg, une « terre ou j’ai trouvé de l’écoute et de l’épanouissement culturel et cultuel notamment », dit-il. Il cite à cet effet des étapes significatives de son expérience : « en tant que musulmans, nous avons prié dans une église et nous avons eu le soutien indéfectible des chrétiens et des juifs pour construire la Grande Mosquée de Strasbourg ».

« Ces moments font partie de l’histoire de tous les Alsaciens, toutes confessions confondues et nous avons tous le devoir de sauvegarder cette mémoire », a-t-il déclaré.

M. Boussouf a présenté lors de cette rencontre l’institution consultative et de prospective qu’est le CCME dont le rôle consiste à tenter de répondre aux attentes de près de « 4 millions de Marocains du monde dont 80% vivent en Europe et 1.5 million en France ».

Il a en outre indiqué que « l’histoire du Royaume à travers les siècles prouve que le Marocain a toujours été un élément de paix et de prospérité et sera toujours une valeur ajoutée dans la société dans laquelle il vit grâce à son ouverture et à la diversité qui compose son identité ».

Une identité plurielle « forgée par la convergence de ses composantes arabo-islamique, amazighe et saharo-hassanie, qui s’est nourrie et enrichie de ses affluents africain, andalou, hébraïque et méditerranéen », comme le consacre le préambule de la Constitution de 2011.

Le Secrétaire général du CCME n’a pas manqué de mettre le point sur les problèmes que rencontrent les jeunes immigrés en Europe, « des écueils auxquels il faudra faire face ensemble et mener un travail acharné, quotidien et permanent à partir des deux rives de la Méditerranée, notamment en ce qui concerne l’encadrement religieux ».

Dans ce cadre, le Maroc et la France ont déjà signé un accord pour la formation d’imams français au Maroc au sein de l’Institut Mohammed VI à Rabat. Un institut dont l’action s’inscrit dans la politique de solidarité du Royaume avec les pays amis et voisins : des imams maliens ont déjà bénéficié de cette formation, et le Maroc continue à recevoir des demandes de plusieurs pays, entres autres, la Tunisie, les Emirats Arabes Unis, la Tchétchénie, la Belgique.

M. Boussouf s’est enfin félicité de la Haute sollicitude de Sa Majesté le Roi Mohammed VI que ce soit à l’égard des Marocains du monde et de l’immigration en général ou à l’égard de toute forme d’extrémisme et de terrorisme.

CCME








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