Le procès « Paradise Beach & Golf Resort » du 22 septembre ainsi que l’audition du 25 août ont été repoussés de nouveau à des dates ultérieures faute du retard de la traduction du rapport Amendis (raccordement du site en eau) !

Le promoteur véreux, Larbi Tadlaoui, est toujours derrière les barreaux malgré la présence de ses 5 avocats qui assurent sa défense dont Mourad Faouzi avocat au barreau de Casablanca et El Mostapha Farissi, avocat au barreau de Tanger. Jusqu’à lors, toutes les demandes de Mr Tadlaoui pour être libérées sous caution ont été rejetées par le juge marocain.

Près de 800 investisseurs lésés avaient investi plus de 45 millions de livre-sterling pour acquérir un bien immobilier au nord du Maroc. 74 personnes, représentées pour la plupart par BCP Law firm, poursuivent le promoteur escroc. Les contrats d’achat des investisseurs ont été jugés valides par le juge chargé de cette scandaleuse affaire « Paradise Beach & Golf Resort ».

Le Ministère de l’Intérieur et de la Justice se sont portés partie civile. L’ambassade du Maroc à Londres avait toujours clamée que cette affaire était d’ordre privé alors que les terres sur lesquelles se trouvent les biens appartiennent bien à l’état marocain qui avait conclu un contrat de confiance avec le promoteur par le biais d’accords signés en 2007 et 2015.

Le promoteur a abandonné le projet en 2009 sans jamais rembourser les investisseurs du package pour les meubles et les appart-hôtels. Il remet toute la responsabilité de sa fraude sur le dos des autorités marocaines sur la base d’un rapport de « Norton Rose » !

Cependant, plusieurs anomalies apparaissent dans le dossier de cette scabreuse affaire ! Nous en révélons ici quelques-unes sans empiéter sur le procès qui est en cours :
  • L’annulation de la garantie bancaire de la Banque Populaire et son remplacement par une procuration fournie par les avocats du promoteur sans que les investisseurs soient informés.
  • Le manque de fonds du promoteur : les acomptes versés par les investisseurs sont apparemment introuvables (plusieurs millions d’euros auraient disparu).
  • Le non-paiement d’Amendis pour le raccordement du site en eau depuis 2011 malgré les relances de ce dernier. Ceci a toujours été caché aux investisseurs.
  • Etc…
Les 800 investisseurs ayant investi beaucoup d’argent dans le projet sont complétement occultés et laissés dans l’ignorance la plus totale. En mai 2016, l’Ambassade du Maroc à Londres annonçait que la Banque Populaire avait libéré 13 millions d’euros pour achever les travaux qui avait timidement repris en février 2016. Mais cela ne s’est pas concrétisé. Depuis, c’est la sourde oreille de la part de l’Ambassade du Maroc à Londres ! La lettre ouverte adressée au Chef du gouvernement, Abdeillah Benkirane, le 11 juillet 2016 est restée sans réponse à ce jour.

Une nouvelle manifestation est prévue à Londres devant l'ambassade du Maroc le 10 octobre (12h00 à 15h00) qui coïncidera avec l’arrivée du nouvel ambassadeur, Abdeslam Aboudrar, ancien responsable de l’Instance nationale de probité et de lutte contre la corruption.

Arlette Colin
Wakeupinfo



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