Fière de son héritage culturel marocain et forte de son ouverture sur le monde, l’artiste peintre et écrivaine marocaine Fatema Ouakka s’est forgée une brillante carrière artistique en France, sa terre d’adoption, et contribue à sa manière au renforcement des liens culturels entre les deux pays.

Depuis le village d’Ait Sadden, à l’est de Fès, où elle est née, jusqu’à la capitale des Lumières, où elle vit, Fatema Ouakka a accumulé les expériences artistiques et associatives, entre art plastique, stylisme et militantisme en faveur de l’émancipation des femmes et de la culture, un engagement à multiples facettes qui lui a valu notamment la reconnaissance de l’UNESCO et de l’Association internationale des arts plastiques dont elle est membre.

L’artiste, également membre du Conseil national français des arts plastiques et qui a exposé aux quatre coins du monde (France, Maroc, Espagne, Chine, Malaisie, Argentine ), s’est fait connaitre par un style pictural oscillant entre semi-figuration et abstraction ainsi que par les principes humanistes véhiculés par ses œuvres, notamment la justice, la liberté, la paix, le respect universel et le droit au bonheur.

Une réputation qui a valu à la plasticienne marocaine d’être choisie il y a quelques années pour représenter le Groupe arabe auprès de l’UNESCO à une exposition collective mettant à l’honneur les arts plastiques au féminin.

Fatema Ouakka a, en outre, reçu de nombreux Prix et distinctions, dont les prestigieux Prix “Leonardo Da Vinci” et “Martin Luther King” décernés à la plasticienne en octobre 2009 en Italie, ainsi que la médaille d’Argent de la ville de Paris, la médaille d’Or de la ville d’Arles et le Prix “Bosco Tatsuya Hirata” (Japon).

Un parcours inattendu pour cette femme pleine d’énergie qui a grandi dans un milieu rural du Moyen-Atlas, et qui, encouragée par son entourage, a poursuivi son rêve jusqu’en France, où elle a été diplômée en psychologie-physiologie de l’institut Pierre et Marie-Curie de Paris et a suivi des études à l’Ecole des beaux-arts de Versailles.

L’artiste travaille souvent sur la figure humaine, dans un esprit de rencontre de l’Orient et de l’Occident, baigné d’une sensibilité spirituelle. “Peindre demeure pour moi une prière à travers laquelle j’explore toutes les profondeurs de mon être”, avait-elle déclaré.

Un travail d’exploration et un besoin de partage et de dialogue qui a conduit l’artiste également vers l’écriture. En effet, Fatema Ouakka récemment présenté son premier roman “Tunaruz, la Porteuse d’Espoir”, paru aux éditions “L’Harmattan”.

“Écrire est une autre façon de peindre. Il s’agit toujours de transformer les pensées en langage associant l’autre dans une quête de partage, d’ouverture et de dialogue”, a-t-elle confié à la MAP en évoquant ce passage de la peinture à l’écriture.

Ce livre est une fiction faite d’histoires vraies et romancées, qui s’inspire librement du propre parcours de l’artiste ainsi que de témoignages recueillis durant ses nombreux voyages au Maroc, pays auquel elle reste profondément attachée.

Le but est de rendre hommage à “toutes les petites Tunaruz, enfants puis jeunes filles faibles et fortes, ayant une vie en devenir au Maroc”, a-t-elle affirmé, ajoutant que cet ouvrage parle de la vie, de la fierté, du respect, du courage et de la possibilité pour les jeunes filles issues de milieux défavorisés de réaliser leurs rêves.

“Mon but est de nourrir à mon tour chez d’autres petites filles l’espoir d’un avenir meilleur débarrassé des cauchemars produits par la volonté de domination”, a ajouté l’artiste.

Fatema Ouakka montre ainsi la voie et démontre, autant par ce livre que par l’ensemble de son parcours, que rien n’est impossible à celui, qui s’arme d’espoir, de volonté, de courage et d’un désir immense de découvrir et d’aller à la rencontre du Monde.

Par Hicham Boumehdi
Source : mapexpress.ma/












0 commentaires:

Enregistrer un commentaire

 
Top