Les articles de presse US semblent se lâcher complètement en se donnant à cœur joie pour décoder et dénoncer la source du mal dont Bush et son équipe avaient totalement raté la cible suite au drame du 11 septembre 2001.

Pour rappel, Bush et consorts s’en étaient pris, têtes baissées, à l’Irak de Saddam Hussein, tout en détournant l’attention du monde de son amie de toujours (depuis la découverte du pétrole dans le désert d’Arabie s’entend), la royauté saoudienne, source de ce wahhabisme conquérant et aliénant que le monde "civilisé" subit de plein fouet après l’avoir laissé gaiement se propager dans les pays faibles, incultes et pauvres, comme l’Algérie. Il ne se passe pas une semaine sans que des critiques sous formes d’analyses acerbes mais justes (de mon point de vue) ne s’étalent sur des quotidiens prestigieux ou des institutions indépendantes de renommée. Les dernières en date nous proviennent du New York Times et de la fameuse Brookings Institution.

Celle de ce jour, 25 août 2016, est une critique acide, excellemment documentée, référencée et argumentée, proférée par un analyste du New York Times (*). Une analyse profonde dans laquelle le vocabulaire utilisé à l’endroit de l’Arabie Saoudite ne prête pas à la moindre ambigüité, tant son auteur ne fait pas preuve de la moindre concession à l’endroit de la royauté qu’il accuse d’être la véritable souche de l’Islam radical, en lui attribuant le rôle, à la fois d’incendiaire et de pompier du terrorisme ! L’analyste n’emprunte nul chemin sinueux pour affirmer de façon claire que l’amitié américano-saoudienne est basée sur une boucle interactive pétrole-dollars, laquelle a permis à l’Arabie Saoudite de s’enrichir et de faire construire des mosquées wahhabites à travers le monde. Ces authentiques sources de radicalisation de jeunes innocents auxquels on apprend très vite à vénérer la mort avant de leur laisser le temps d’apprendre à vivre. Même si, sous l’angle de lecture de tout "musulman averti" l’auteur semble verser et reproduire des évidences historiques et sociales de tous les pays gangrenés par la fièvre wahhabite, il est rassurant de voir que théoriquement l’oncle Sam semble avoir enfin su identifier, bien que très, ou peut–être trop tard, l’origine du mal islamiste.

Côté pratique, il est permis de douter que cela puisse suffire à mettre fin à une amitié de 70 ans, et ce faisant, faire courir le risque d’une fermeture des robinets de l’or noir, avec le résultat que New York, the "city that never sleeps", soit plongée dans une nuit sombre, ne serait-ce que pour 24 heures ! À moins que toutes ces analyses, à charge contre l’Arabie ne fassent partie d’un plan, à court ou moyen terme, que l’oncle Sam concocte, pour préparer l’opinion publique nationale et internationale à l’éventualité d’une invasion de l’Arabie pour y puiser de force les dernières gouttes de pétrole !? Allez donc prédire l’imprédictible dans ce chaos politique global et cette pauvre petite planète qui endure l’insatiabilité des hommes!

Quant à Bouteflika, c’est son projet de grande Mosquée d’Alger qui laisse dubitative la fameuse Brookings Institution. "Une alternative à l’extrémisme ou menace sur les valeurs séculaires du pays ?" s’interroge l’auteur de l’article (**) ! Les deux ! "son" Général, serions-nous tentés de répondre ! S’en suit une série d’évidences (pour nous) d’une société plus islamisée qu’elle ne l’était avant l’installation forcée de Bouteflika, avec la fermeture de plus en plus de bars, ces lieux de vie et de convivialité mesurée, et une fréquentation accrue des mosquées, ces fabriques de l’extrémisme et de vénération de la mort par excellence !

Ce qu’il y a d’amusant, et de frustrant à la fois, dans ces articles inédits de la presse américaine, c’est qu’ils reproduisent quasiment tous la ligne éditoriale et les contours de pensée de la plupart des articles du Matindz, anciens ou récents. Concernant la grande Mosquée d’Alger, nous nous en étions déjà offusqués, il y de nombreuses années de cela (***). Plus d’une centaine de commentaires de lecteurs avisés avaient souscrits au caractère opportun de sa construction. Il suffit de jeter un œil à ces commentaires pour s’apercevoir que LeMatindz et ses lecteurs ont une sacrée longueur d’avance sur ce que nous offrent des analystes extérieures comme angle de vue des drames que nous infligent une certaine famille, dite révolutionnaire, depuis plus d’un demi-siècle !

Mais que peuvent bien faire des analyses sensées contre des dirigeants imbus de leur force, insensés, adossés aux kalachnikovs de l’armée ? L’oncle Sam ne nous le dira jamais ! Ces Klash et autres armes sont ses produits ! Il faut bien qu’il les vende et qu’il satisfasse son peuple et ses voraces appétits, en contrepartie ! Qu’importe le destin et la vie de millions d’êtres humains dans ces contrées barbares, dont l’Algérie !

Oncle Sam, il est temps pour toi de revoir ta copie et ton soutien insensé aux pouvoirs indus d’Arabie et d’Algérie, pour éviter au monde d’autres drames, d’autres imprédictibles péripéties, si tant est que derrière ces analyses ne se dissimule nulle supercherie et qu’il s’agisse bien d’une main tendue pour redonner aux hommes, aux quatre coins du monde, de l’espoir et de la foi en la Vie !

Kacem Madani
lematindz.net/

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