Certains titres de la presse algérienne, pour ne pas dire la plupart, s’intéressent plus à ce qui se passe au Maroc qu’à ce qui se passe dans leur pays. «J’ai plus de nouvelles sur mon pays le Maroc, en lisant la presse algérienne, qu’en feuilletant les journaux Marocains», ironise un militant marocain.

Le journal en ligne, TSA, consacre au moins cinq à six articles sur le Maroc quotidiennement. Un peu moins sur l’Algérie. Ce n’est pas le seul canard à se spécialiser du Maroc. La moindre information, sans aucune importation dans la plupart des cas, est analysée et décortiquée par les journalistes devenus « Marocologues ».

Ce n’est guère la peine de rappeler que le contenu de ce qui est rapporté par la presse algérienne sur le Maroc est subjectif. Le contenu frise souvent le dénigrement et l’insulte. Ce genre d’informations n’ont aucun intérêt ni en Algérie, ni au Maroc ni ailleurs. « Certains journalistes sont devenus des spécialistes du dénigrement du Maroc rien que pour plaire à leurs directeurs et aux décideurs » explique un ancien journaliste de l’APS.
Le hic, c’est que les journalistes algériens se permettent de dénoncer le moindre dépassement aux atteintes aux droits de l’homme au Maroc, mais ne soufflent aucun mot sur ce qui se passe en Algérie.
Aucun journaliste algérien n’a le droit même d’évoquer ou faire allusion à l’enlèvement de plus de 20000 algériens par les services de sécurité ! Quant aux affaires de corruption, dont le leader n’est autre que le frère de président, les journalistes algériens font mine de tout ignorer. « Si on ne peut pas dénoncer ce qui se passe dans notre pays, alors à la limite on se tait sur ce qui se passe dans d’autres pays étrangers » déclare un journaliste kabyle qui exerce au quotidien El Watan, à Alger.

Source : tamurt.info/








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