Usant de ses dons de journaliste, d'historien et de romancier, Guillaume Jobin (l'écrivain censuré par France3) a l'art de réussir avec brio et beaucoup d'aisance ses récits brodés autour de faits réels et ficelés, de fil en aiguille, de manière professionnelle à la James Bond.

Avec lui, on ne sait plus quand la réalité devient fiction ou inversement. Après « Route des Zaërs », il revient avec « Route d'Anfa » qui promet des labyrinthes captivants et du suspense à couper le souffle. Le lire est un pur plaisir mais également un exercice pour les neurones afin de décrypter les codes et identifier les personnages qui sont presque souvent parmi nous (Souad Mekkaoui/FB).

En pleine campagne électorale française et alors que le Maroc lutte pour la reconnaissance de son intégrité territoriale et de sa posture internationale, un jeune journaliste français, espion malgré lui est entraîné dans un tourbillon d’intrigues et essaye de dénouer les fils d’une situation délicate, de Casablanca à Oman en passant par Paris, Moscou et le Cameroun.
« J'adore le style, les métaphores ; roman pétillant et extrêmement intelligent. », Réda Dalil, Le Temps
« Intrigue palpitante, avec un réalisme déroutant, et cerise sur le gâteau, un humour et une ironie nonchalante et désabusée… », Yasmina Lahlou, Le Courrier de l’Atlas

Nous sommes à J-6 de la découverte de l'ouvrage « Route d'Anfa » qui n’est pas seulement un roman politique, mais aussi une satire sociale, une plongée dans la vie des bourgeois, des diplomates, des agents secrets, des journalistes et des écrivains de Casablanca. Les manœuvres d’états, coups bas politiques, high-tech, contrefaçon et plagiats en tout genre parsèment d’embuches les chemins d’espions, de faussaires, de terroristes et de dirigeants, du Palais de l’Élysée, la DGSE à la CIA.


Le journaliste de la « La Vigie marocaine » et de « Wakeupinfo », déjà impliqué dans « Route des Zaërs » a mené sa petite enquête sur la « Route d’Anfa » à la recherche de nouveaux indices. L’auteur récidiviste reste insaisissable déjouant les pièges avec une agilité déconcertante.

Cependant, nous avons relevé quelques pistes à « Jour J » avant parution de « Route d’Anfa » :
  • J-6 Le journaliste de LVM va-t-il être pris, à son tour, en flagrant délit et paraitre dans le journal intime de l’auteur ?
  • J-7 Le roman de la route des Zaers passe par l'univers du luxe et de la broderie de Fadila El Gadi, le patrimoine immatériel marocain rejoint le 21e siècle, livres disponibles aux heures de travail (centre-ville, à côté de la MAP)
  • J-8 Jobin prend ses aises car c’est le jour du seigneur !
  • J-9 Pour les complotistes : comment se fait-il que la MAP, l'agence de presse officielle marocaine ait déjà le communiqué de presse de « Route d'Anfa » qui n'a pas encore été envoyé ? Les explications les plus invraisemblables seront dans le 3e roman
  • J-10 Dans le roman, les USA ne sont les amis d'aucun pays, ni le Maroc ni la France. Mon confrère A. Dilami dans l'Economiste du 16 août poursuit dans la même veine : "Les Marocains ont été surpris de lire les rapports américains sur le Maroc. Ceux qui vivent ici savent bien que ces rapports sont fallacieux. Mais pour les Etats-Unis, la vérité importe peu. Ce qui compte, c’est de noircir peu à peu l’image du pays que l’on veut diaboliser....
  • J-11 L'odeur du papier, de l'encre et du vernis sélectif au petit matin chez Imprimat à Rabat, avec mon ami Abdelkrim Bencheqroun
  • J-12 Dans le roman : la "fondation du Patrimoine immatériel", le train de luxe "Marrakech Express" Deux pures inventions de ma part, mais que j'espère voir concrétisées un jour. http://lematin.ma/
  • J-13 Les lobbies américains défient les clivages partisans. Un homme d'affaire du Nigéria et un Ukrainien derrière Hillary Clinton. Qui est derrière Ban Ki Moon ? Que cherche Soros en finançant indirectement l'imam de Brest ? Extrait : "« À l’opposé, la démocratie américaine, si elle existe au niveau local où le citoyen élit son shérif et son juge, à Washington, ce n’est plus qu’un concept flou. Qui décide vraiment dans la capitale ? En réalité, c’est le poids des lobbyistes. Ces cabinets peuplés d’avocats, d’anciens élus..."
  • J-14 Le trailer/bande annonce du roman "Route d'Anfa", réalisé par Seddik Khalfi (une première au Maroc pour un roman), en librairies le 29 août.
  • J-15 Le logo mp4 réalisé par Seddik Khalfi : le chat, le gardien, le journaliste, les poufs en Mini et le livre, les héros de la colline d'Anfa à Casablanca. GJ interviewé par le top de la rédaction de Fissa3, le nouveau gratuit distribué dans le trawmay, par Karim Serraj, Abdellatif Khizrane et Yasmine, nouvelle étudiante à l'ESJ Paris.
  • J-16 Rencontre avec Bouchra Alami, Miss Cinéma de 2MTV, sur le thème "Casablanca inspiration pour films et romans d'espionnage, de "Casablanca" en 1942 à "Alliés" avec Brad Pitt et Marion Cotillard
  • J-17 Comment recycler les infos et aussi les déchets ? Les réseaux des journalistes maîtres chanteurs et du boxeur marocain félon. A l’opposé, la scène culturelle branchée de Casablanca, avec Amine Boushaba de radio Atlantic, Younes Lazrak et Faty Badi de 2M. L’information quotidienne décryptée par Mélanie Frerichs-Cigli et Naima Mouaddine (Luxe radio), Houda Sikaoui (La Vie Eco) et Souad Mekkaouii (Le Maroc diplomatique). Merci aux vrais acteurs, mais involontaires du casting !
  • J-18 Dans le roman, à Paris, des cadres de la Direction nationale des enquêtes douanières soupçonnés de corruption et de trafic de drogue ? Ils sont de mèche avec un certain juge d’instruction proche d’un boxeur félon. Extrait : « En échange, les cartons de Zendeb ressortent des scellés de saisies et arrivent à bon port en banlieue parisienne. »
  • J-19 « Marock » le film de Laïla Marrakchi en 2005 qui est la meilleure pub jamais faite pour Casablanca. Anfa et sa famille témoin dans le livre : les Benjelloun, Hassan et Amina, leurs enfants Achraf Othman, Dounia et Meryem. Assez parlé de la misère dans le "hogra-cinéma" et la "hogra-littérature", allons voir ce qui se passe dans les beaux quartiers.
  • Extrait : « Le schéma des rues de la colline d’Anfa est un labyrinthe : rues circulaires, impasses et sens interdits. Nulle barrière, tout y est conçu pour qu’on ne traverse pas le quartier et qu’on ne le visite qu’à la marge. »
  • J-20 Les questions fictives du roman : où se cache la CIA à Casablanca ? y a t'il une cellule clandestine au Quai d'Orsay et à la DGSE ? Comment travaille le BCIJ, le récent FBI marocain ?
  • J-21 Retrouvez le Consulat de France, son consul, son correspondant anti contrefaçon et son agent secret (fictif), aussi l'Economiste, premier quotidien du Maroc et enfin les toits de Casa la nuit où tout un monde parallèle vit
  • J-22 En bonus, au fil des pages, le guide des meilleurs restaurants de Casablanca : F. Kabbaj, la Table du Rétro, le Rouget de l'Isle, le Sens-Kenzi avec le chef Kandil Abdelkader et tant d'autres endroits
  • J-23 Le terrorisme d’Oman au Cameroun en passant par Moscou et le Maroc et tous ceux qui luttent contre. Que vient faire réellement au Maroc Rachida, l’ancienne ministre ? La CIA est-elle à Casablanca ? Comment se finance le terrorisme ? Quels sont les secrets de la Nouvelle-Médina ? Benkimoun est-il fassi ? Extrait : "— Sous le couvert de servir de protection armée aux convois humanitaires aux confins du Cameroun, du Tchad et du Nigéria, les nouveaux mercenaires qui s’ignorent conduisent en fait une contre-guérilla envers Boko-Haram. Ça évite d’avoir recours aux Tchadiens qui sont, avec les Marocains, les seuls guerriers professionnels de toute la région et c’est ça de moins de fondamentalistes de banlieues partis à l’aventure chez Daech."
  • J-24 « Heureux comme un cimentier au Maroc ! » (Même sans les déchets italiens) : les incroyables programmes de développement de Casablanca : Casa-Anfa, Finance City avec Laurent Degliame de Bouygues immobilier, la Marina, Zenata écoville, sans oublier le cimetière d’El-Hank, le seul doté de paraboles.
  • J-25 : "Route d’Anfa" vs "Route des Zaërs" : les trois premières éditions de "Route des Zaêrs" écrasées par la sortie de « Route des Zaërs – Version intégrale » et « Route d’Anfa », en librairies courant août pour les deux. Avec la collaboration de Karim Lrhoull et Amine Med Amine Serhane pour le graphisme et Annie Devergnas pour la révision éditoriale.
  • J-26 Au cœur des réseaux parisiens et marocains des journalistes maîtres chanteurs et du boxeur marocain félon. A l’autre extrémité du spectre de la nuit, les charmes du centre-ville de Casablanca : le café Alba, le plus beau de la ville, inchangé depuis 1935, le Negresco, le Rex et le Mamoun, les lieux de débauche autour de minuit.
  •  J-27 Les dessous parisiens de l’affaire marocaine, l’avocat pénaliste Patrick Maisonneuve, les diners de la Maison-Blanche, retrouvez Yves Derai des éditions du Moment et l’ESJ Paris, le siège de la DGSE et ce que l’Élysée veut nous cacher.
  • J-28 ...Mauvais enseignant parlant un dialecte incompréhensible pour ses élèves marocains qu’il méprisait, Salman le Changeur a mis à profit son extraordinaire mémoire visuelle des chiffres en ouvrant une agence de transferts de fonds, l’hawaladar Al-Qods (Jérusalem) à la Nouvelle Médina....
  • J-29 C'est là où l'action démarre. Rien de tel que de mêler des personnages réels à la fiction : j'ai confronté quelques-uns de nos meilleurs auteurs modernes du Maroc (Hicham Tahir, Elmehdi Elkourti, Réda Dalil) aux manigances de plagiaires, d'auteurs bidons, d'éditeurs véreux, d'imprimeries pirates et de journalistes racketteurs !
  • J-30 : Mon livre s'est nourri d'actualité que je suis allé pêcher au gré du temps dans le groupe FB "Tous unis pour le Sahara marocain" et la revue de presse de Fatima Doumer, les dossiers de Souad Mekkaoui dans "le Maroc diplomatique", les articles de Houda Sikaoui dans "la Vie éco" et l'inévitable Nadia Salah dans l'Economiste, entre autres. Après j'ai fait mes enquêtes, mon travail de broderie littéraire et place à l'imagination.
Enfin une nouvelle voie(x) littéraire qui manquait tant à l'échiquier médiatico-politique local. Un roman d'un genre nouveau au Maroc qui suggère l'échange et les vrais débats de société tant fondamentaux pour l'émergence d'une société mature, juste et soulagée de ses démons d'un autre temps. Enfin un nouveau genre investi pas si romanesque que ça. Et comment ne pas rêver d'une nouvelle vague de jeunes talents inspirée par ce grand ami du royaume, ssi Guillaume Jobin. Car à mes yeux une nation qui veut avancer s'inscrit dans le débat médiatique, à la télé, dans les colonnes des journaux, par la voix immédiate de la radio et aussi les mots justes d'un bon roman. Mille mercis pour cette lecture palpitante et constructive. (Abdellatif Khizrane /FB)

Guillaume Jobin est président de l’école supérieure de journalisme de Paris et auteur de Lyautey, le Résident, Mohamed V, le Sultan et du roman Route des Zäers. Parmi les premiers auteurs francophones du Maroc, marié avec la créatrice de mode Fadila El Gadi, il partage son temps entre Rabat et Paris.

« Route d’Anfa »
100 dhs, 13 € / casa-express.eu/

Arlette Colin
ZYR Médias / Institut MIPAI














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