Le droit à la participation politique au travers du vote et de l’éligibilité aux élections législatives au Maroc est l’une des revendications majeures des citoyens marocains de l’étranger.

Il n’est pas inutile de rappeler ici que ce droit fondamental a fait et continue de faire l’objet d’une revendication constante depuis longtemps déjà, afin que chaque marocaine et chaque marocain de l’étranger puisse exercer pleinement sa citoyenneté dans son pays d’origine. En effet, on ne compte plus le nombre de colloques, séminaires, conférences et pétitions consacrés à ce sujet.

Plutôt que de dénier ouvertement ce droit à près d’un citoyen sur dix, les autorités ont crû bon d’en conditionner l’exercice en se fondant sur l’obligation de présence sur le territoire, obligation ne figurant nulle part dans la constitution. Cette condition est d’autant plus suspecte, que beaucoup d’entre nous a exercé ce droit par le passé et dans le pays de résidence, notamment à l’occasion de référendums.

D’aucuns savent que, peu ou pas, aura le temps et les moyens de se rendre au Maroc au mois de septembre, au moment de la rentrée scolaire, afin d’y déposer son bulletin de vote dans une circonscription qu’il ne connaît pas, pour un candidat qu’il ne connaît pas, mais au prix d’un sacrifice financier dont il connaît déjà le montant.

Qui d’entre nous, aura « l’audace » de se porter candidat dans une circonscription dans laquelle il ne vit et ne vivra pas ?

Nous avons dénoncé en son temps cette « mesurette » et nous le réitérons aujourd’hui en appelant solennellement les MRE à ne pas participer aux élections législatives de 2007. D’ailleurs la campagne d’inscription dans les consulats des nouvelles générations n’a pas eu un franc succès.

Aussi qu’en est-il du droit des MRE de rectifier leurs inscriptions sur les listes électorales ? le feront ils au Maroc ou au consulat ?

Notre appel s’adresse également aux médias nationaux que nous invitons à ne pas se discréditer en surestimant volontairement l’afflux des MRE afin d’exercer « l’ersatz de droit de vote » qui leur a été concédé au lieu et place d’un droit légitime, plein et entier, subordonné à aucune condition autre que celles prévues par la constitution.

Pour nous autres les signataires de cet appel, nous constatons que les MRE ont été simplement exclus des élections législatives de 2007 (comme ils l’ont déjà été en 2002) et qu’il s’agit ici d’une régression par rapport au discours royal fondateur du 6 novembre 2005, lequel indiquait explicitement que les MRE voteraient dans des circonscriptions législatives électorales à l’étranger.

Les autorités marocaines ont invoqué une multitude d’obstacles (techniques entre autres) pour justifier le recours à une « démarche progressive » dans le recouvrement du droit du vote des MRE. Soit, mais qu’en est il justement des étapes futures et jalons de ce cheminement d’avenir, force est de constater que rien ou presque n’a été mis en œuvre à ce sujet.

Enfin, le Conseil Consultatif des Droits de l’Homme (CCDH) qui est chargé d’organiser de larges consultations avec les MRE afin de remettre un avis consultatif au Roi concernant la création du Conseil Supérieur de la Communauté Marocaine à l’Etranger, compte organiser fin mai – début juin 2007 à Rabat, le 4ème et dernier séminaire sur le thème "Citoyenneté et participation ».

Nous appelons de tous nos vœux que la thématique de la représentation des citoyens marocains à l’étranger dans les institutions nationales au Maroc soit programmée de manière centrale, pour qu’elle soit débattue dans la sérénité et de manière constructive.

Fait à Paris, le 10 mai 2007
Pour le Collectif, le comité de suivi.

Pour signer cet appel, nous vous invitons à prendre contact avec le collectif à travers les deux sites web suivants : Congress Mondial / CNMF




0 commentaires:

Enregistrer un commentaire

 
Top