En lisant ces propos, une partie du lectorat me blâmera en considérant que la motivation intrinsèque derrière l’écriture de ce type de texte est d’en tirer un privilège par un quidam. 

C’est faux celle ci, il convient de le souligner, résulte d'une réflexion personnelle, subjective certes et démesurée pour certains, mais permet la recherche d’une réponse a un questionnement simpliste sur ce qui fait du Roi Mohammed VI une personne aimé par son peuple.

Depuis son intronisation en 1999, qui de nous n’a pas assisté entendu ou vu sur la télé la foule clamé avec enthousiasme des répliques telles que « Malikona wahd mohamed 6 », « Assahra srahou2ano wa lmalik malikona », et ce aussi bien lors de ses déplacements dans les différentes villes du Royaume qu’à l’étranger.

Et qui de nous n’a pas eu cette sensation de frisson, notamment lors des manifestations sportives, quand la foule hausse la voix en scandant le dernier refrain de l’hymne nationale « Allah el watan el Malik »? Ceci témoin d’une seule vérité, l’engouement du peuple pour son roi.

Cette admiration de la personne du roi suscite la curiosité, et constitue en soi un fait social singulier dans le monde arabo-musulman. On ne sait pourquoi nous les marocains nous aimons ardemment notre souverain ? Tantôt on se dit que ceci n’est qu’une fabrique d’une stratégie de communication institutionnelle menée par des professionnels du palais, et tantôt on conclut que cet amour est plutôt une manifestation collective et consciente de l’amour du peuple à leur monarque et il ne s’explique pas.


Symbole d’un Maroc moderne et de la symbiose entre le roi et son people, le roi Mohammed VI a révolutionné l’image des régimes monarchiques dans le monde, considérés par plusieurs comme antinomiques avec les principes de la démocratie occidentale, la manière de gouvernance du roi les a amené à changer d’avis au compte de sa capacité à gérer les crises et les tensions. L’exemple le plus notable en la matière est bien évidemment la gestion des événements de 20 février et qui a permis au régime monarchique, contrairement aux attentes des observateurs sceptiques, de renforcer sa légitimité, et au roi de faire preuve de sagesse et de clairvoyance. Il sied de citer de plus la dynamique pacifiste du roi lorsqu’il décide d’innover et de faire sortir le dossier du Sahara de son impasse, en instaurant une régionalisation avancée, et ce dans le dessin de faire bénéficier les habitants des provinces du sud du développement socio-économique escompté.

Abstraction faite de ces remarques d’ordre politique, il est question ici de chercher à comprendre quels sont les éléments qui font que le roi Mohammed VI et l’homme le plus aimé des marocains, voir le roi le plus admiré dans l’histoire du Maroc, alors que nous vivons dans l’ère de la liberté d’expression aujourd’hui plus qu’auparavant ?

Pour justifier mes propos en chiffres, il suffit de citer que parmi les 7 millions Facebokiens inscrits au Maroc, plus de 3 millions aiment une page Facebook dédiée exclusivement à la publication quotidienne des photos du Roi, et ce à coté des 23 groupes crées sur le même réseau social par les admirateurs de Sa majesté.

De plus, on jetant un œil sur les commentaires dans les réseaux sociaux on constate qu’ils vont unanimement vers le ressenti de fierté et d’allégeance au roi, au point qu’en les lisant on a l’impression que les marocains sont plus royalistes que le roi.

Sans trop s’attarder sur le volume de cet engouement, les causes psychosociologiques de cet amour sont méconnus , s’agit il d’un roi qui fait simplement bien son travail en appliquant à la lettre le nouvel concept d’autorité tel qui l’a prôné depuis1999?, ou bien c’est plus que sa il s’agit d’ une relation fusionnelle entre le roi et le peuple nourrie d’une spontanéité remarquable dans les réactions et de l’humanisme et la sagesse dans les actions.

Chacun répondra à sa convenance à ces deux questions, mais personne ne peut nier que durant ses visites, le roi se détache du protocole et visite les quartiers populaires de la ville en conduisant lui-même sa voiture. Entouré de la foule il ne se trouve guère gêné de discuter avec les habitants de leurs problèmes et aucun incident n’a été enregistré dans ce cadre en dépit des risques de débordements éventuels lors de ce type de rassemblement. Je ne suis pas historienne mais je ne pense pas que les sultans d’autan avaient une telle démarche simpliste dans leur contact avec les gouvernés, et qui sont de plus quantitativement incomparable avec la démographie d’aujourd’hui.

Après 16 ans de règne, le marocain se trouve très attaché à la personne du roi, il s’inquiète lorsqu’il tombe malade, il lui manque quand il est en voyage à l’étranger, et surtout il se sent en sécurité quand il règne, et dans son inconscient s’est forgé la conviction que c’est une personne sur qui il peut compter, il est aussi un recours éventuel pour les nationaux, y compris ceux résidants à l’étranger quand ils subissent injustice ou traitement inapproprié de la part des autorités.

Le roi Mohammed VI a instauré une nouvelle forme de gouvernance de monarchie au Maroc, proche des citoyens et en constance dynamique avec leurs demandes, alors que le gouvernement élu démocratiquement n’arrive pas à suivre la même cadence et se positionne la plupart du temps comme un exécutant, qui attend les messages royaux pour concrétiser les grandes réformes ou apaiser les tensions locales (cas de Tanger pour le dossier d’AMENDIS).

Le roi Mohammed VI n’est pas le type de monarque qu’on peut rencontrer que dans les palais et qui parle qu’avec l’élite de la société, pour beaucoup de marocains c’est plus qu’un roi, c’est un père un frère ou un membre de la famille cher, et à qui on souhaite bonheur et santé, car si il est aimé par tout ses gens c’est tout simplement parce que le Dieu a voulu qu’il soit aimé ainsi, l’amour ne s’explique pas en tout cas c’est un don céleste.

Par Sofia Rachad
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