Cet article a l'intérêt de mettre les pieds dans le plat. Des fois je me demande effectivement, à quoi bon s'informer autant de tout ce qui se passe dans le monde? Cela nous apporte-t-il réellement une forme de connaissance? Une sagesse? Le besoin de savoir les horreurs qui ont cours à l'autre bout du globe apporte-t-il un quelconque plus dans nos vies ? 

Si non, pourquoi le faisons-nous? Ceux que ça n'intéressent pas sont-ils plus heureux que les autres? Avez-vous déjà regretté votre éveil politique? Ce sont des questions qui méritent d'être posées.

D'un côté, certains thèmes de fonds sont un réel plus dans nos vies. Savoir par exemple que la médecine allopathique est complètement à côté de ses pompes et que la nature pourvoit à nos besoins dans l'immense majorité des cas peut réellement améliorer nos vies et celles de nos proches. Pour le reste, c'est très variable. 

D'un autre côté, on peut aussi se dire que renoncer à s'informer arrangerait bien nos gouvernements car un peuple mal informé est un peuple plus malléable et faire la sourde oreille est une forme de lâcheté mais à quoi bon nous indigner derrière nos écrans s'il n'y a pas de remise en cause ou d'actions concrètes dans nos vies? De nos jours, le statu quo est garanti par une profonde inégalité dans la conscience politique des populations. Pendant que certains sont très/trop informés, la grande majorité des gens l'est peu ou très mal. Donc pendant que certains se prennent la tête à gérer une réalité qui les dépassent, d'autres en restent à une vision étriquée de l'actualité. 

Cette même presse mise et vie d'ailleurs de cette vision éclatée et compartimentée de l'information. Les brèves formatées en pagaille et les articles de propagande visant à propager la bonne parole ont depuis longtemps pris le pas sur les articles de fond et l'investigation honnête. La recherche de la vérité, n'est plus secondaire, elle est devenue quasiment inexistante dans bien des cas. 

Au final, les nouvelles peuvent s'avérer toxiques pour chacun d'entre nous. Dans les médias de masse, la surabondance de nouvelles empêche les gens de comprendre les infos essentielles. On nous fait croire également que le fait divers du coin doit forcément avoir plus d'importance à nos yeux qu'un événement historique à l'autre bout du monde. Tout est biaisé. 
Dans le circuit alternatif, le constat n'est pas tout rose non plus. Une prise de conscience globale amène quasiment invariablement à un rejet massif de notre société décadente. Qui peut accepter moralement que nos gouvernements hypocrites en soutiennent d'autres qui massacrent des civils? (quand ce ne sont pas eux-mêmes qui sont à la manœuvre via le terrorisme d'état) Ceux qui ne passent pas par cette phase de rejet acceptent alors ces nouvelles comme une fatalité et s'ensuit une certaine banalisation des atrocités au quotidien qui finit par nous déshumaniser. De même, la propension au catastrophisme devient quasiment généralisée comme si en fin de compte, la coupe était pleine. 

Alors, renoncer à lire l'actualité rendrait-il plus heureux? Grande question... 
A chacun d'y répondre. 

Fawkes










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