Les berbères marocains s’apprêtent à fêter le jour de l’an Amazigh : Yennar (Yennayer) 2967. C’est une fête commune à toute l’Afrique du nord, célébrée chaque année avec la même ferveur.

Si le calendrier Amazigh paraît très ancien, sa création n’en est pas moins récente. Elle remonte seulement à 1980 et on la doit au grand militant berbériste Ammar Negadi, né en 1943 en Algérie à Thamarwent et décédé1 le 1er décembre 2008 à Paris.

La création d’une "ère berbère" était un désir qui a toujours caressé l’esprit des premiers militants berbéristes nord-africains. Une telle innovation constitue un acte d’affirmation d’un peuple Amazighe dont l’Histoire est encore occultée.

À l’image du calendrier musulman (l’hégire) qui a pour point de départ l’exil du prophète de la Mecque vers l’oasis de Médine, il fallait au concepteur du calendrier amazigh de trouver un évènement marquant dans l’histoire du peuple amazigh, un fait historique incontestable pour en faire le point zéro du calendrier. Le choix de Ammar Negadi s’est porté tout naturellement sur l’an 950 avant Jésus-Christ (Wiki).

Cette date correspond à la l’installation du roi berbère « Chachnaq 1er » sur le trône de l’Egypte et la fondation de la XXIIème dynastie qui régna sur l’Égypte jusqu’à l’an 715 av. J-C. Ce roi berbère avait réussi à unifier l’Egypte pour ensuite envahir la Palestine. On dit de lui qu’il s’empara des trésors du temple de Salomon à Jérusalem. Cette date est mentionnée dans la Bible et constitue par-là-même, la première date de l’histoire berbère sur un support écrit.

Ce calendrier primitif, rythmait la vie agraire chez les Berbères et débutait avec les labours de l’automne appelés "Tamanzuth" : la première [saison]. Les rites qui accompagnaient le nouvel an berbère, peuvent être ramenés à quatre idées principales : écarter la famine, présager de l'année à venir, consacrer le changement de cycle et accueillir sur terre les forces invisibles.


Arlette Colin



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