Paradis des surfeurs, Dakhla jouit de sa localisation entre le Sahara et l'Atlantique pour offrir des séjours bien-être et découvertes. Trekkings dans le désert, sources chaudes et sports nautiques sont des rendez-vous incontournables dans la perle des Provinces du Sud marocain.

Moins connue que sa grande sœur Essaouira, Dakhla est un haut lieu du surf, au point d'accueillir, chaque année, une étape des championnats du monde de kitesurf. Grâce aux vents marins et aux falaises environnantes, la baie intérieure, formée par la péninsule de Rio de Oro, est un spot protégé des fortes houles et de la chaleur du climat désertique.

Située au sud d'Agadir (à presque 1200 kilomètres), Dakhla occupe une position stratégique. Dans les années 20, la ville, alors appelée Villa Cisneros, est une des étapes obligatoires de l'aéropostale pour relier Dakar. Les pionniers de l'aviation civile comme Antoine de Saint-Exupéry ou Jean Mermoz s'y arrêtaient brièvement pour faire le plein et réparer les avaries de moteur. Aujourd'hui, les «minuscules masures» décrites par l'auteur du Petit Prince ont laissé la place à de nouvelles bâtisses plus modernes, peintes aux couleurs jaune et rouge, rappelant le sable.

Une région authentique

Éloignée des hauts lieux touristiques traditionnels du Maroc, la ville offre encore une vraie authenticité. Sur les marchés, les étalages d'épices, de tissus colorés ou d'onguents sont destinés avant tout à la population locale. Cette dernière travaille essentiellement dans les industries agricoles ou marines, notamment l'exploitation d'huîtres de Boutalha, à 25 kilomètres au nord de Dakhla. Un véritable trésor économique pour la région. Les voyageurs gourmets en profiteront pour découvrir les spécialités sahraouies, comme le Tichtar (un plat à base de viande séchée de dromadaire découpée en lamelle) ou de tajines de poissons pêchés le jour même.

SI la ville reste sommaire et l'architecture sans charme, les contacts, simples, pas encore transformés par le tourisme de masse font du séjour une véritable expérience. Pour l'instant, il vaut mieux s'installer dans l'un des hôtels clubs au bord de la lagune pour savourer la beauté des paysages.

Plusieurs projets touristiques, pourraient apporter un peu de sophistication et sont en cours de finalisation, notamment un golf de sable de neuf trous situé au milieu de nulle part (son ouverture est prévue pour avril), mais aussi un centre commercial construit, entre autres, pour promouvoir l'artisanat local. En attendant, un petit musée au centre de la ville retrace l'histoire et la culture des anciennes tribus sahraouies, autrefois maîtresses de la région.


Entre le Sahara et l'Atlantique
La côte du Sahara Occidental recèle de curiosités naturelles, à l'exemple de la dune blanche, haut monticule de sable blanc formé sous l'effet des vents. Du sommet, on peut admirer la rencontre du désert et de l'océan, semblant en permanence s'affronter pour dominer cet espace vierge de toute construction humaine. Au crépuscule, on observera la faune du Sahara, constituée principalement de petits mammifères, comme le chat des sables ou la zorille de Libye. L'occasion aussi de dormir sous une tente traditionnelle et découvrir la magie des nuits dans le désert où les étoiles semblent se rapprocher au fur et à mesure que la nuit avance.

Les falaises de la côte sont également un endroit favorable au large développement de la faune marine. On peut d'ailleurs y découvrir la plus grande concentration de phoques moines au monde, plus de 100 individus vivent dans les grottes creusées par l'eau dans les falaises. Un environnement paradisiaque aussi pour les amateurs de pêche, qui pourront essayer d'attraper des langoustes ou des maigres (appelés aussi courbines), sous les rayons du soleil, ou à la lumière des étoiles lors d'expéditions nocturnes.

Paradis des sports de glisse nautique
Dakhla est avant tout un spot de surfeurs en tous genres. Dans la lagune, les vents marins font défiler les voiles des kitesurfs et de planches à voile, alors que les surfeurs iront chercher la houle le long de la côte atlantique, située de l'autre côté de la presqu'île. Aujourd'hui, les sports de glisse nautique sont le principal moteur du tourisme, la ville étant devenue l'une des étapes des championnats du monde de kitesurf qu'elle va accueillir à nouveau, du 23 au 28 mars 2016.

Après l'effort, le réconfort et direction Asmaa, à 35 kilomètres de la ville, où la chaleur des sources d'eau chaudes revigorera les corps fatigués. Des activités détente, massage, spa et hammam sont également à disposition dans les rares hôtels du centre-ville, et les clubs construits autour de la lagune.

En fin de journée, une promenade le long de la plage d'Oum El Bouir sera l'occasion d'admirer le coucher du soleil. Un moment magique où le désert s'habille de son manteau rouge pendant que le spectateur se laisse emporter, au rythme du vent, par le spectacle de la nature sauvage.

Par Pierre Tubiana
Source : lefigaro.fr

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