Par Narjis Rerhaye :« Blad schyzo », chante le groupe marocain de rap Hoba Hoba Spirit. « Blad Schyzo, » confirment les partis politiques en ordre de bataille pour les présidences de régions et de mairies.

Les Marocains se sont réveillés jeudi avec d’étranges alliances nouées avant le douzième coup de minuit. Mauvais rêve ou retour brutal de la real politik ? Comme Shahrazade des mille et une nuits, les paroles du soir ont été effacées par la levée du jour…Le conte de fées est ici un compte de faits. Et pour beaucoup, le compte n’est pas bon !

Alors les alliances se sont faites mésalliances. Ici, la majorité soutient l’opposition qui soutient ailleurs la majorité. Oui, les alliances locales n’ont probablement pas le même poids ni le même sens que celles conclues au niveau national. Mais allez expliquer cela à un citoyen lambda qui a déjà eu du mal à se convaincre à suivre le chemin des urnes. Mais n’essayez surtout pas d’expliquer ces histoires d’alliances qui se font et se défont à coup d’intrigues et dans de sombres coulisses aux abstentionnistes qui eux y trouvent la pleine justification à leur abstention.

« Blad schyzo » encore. Et jusqu’à quand ? Une figure de la majorité se présente contre un candidat de cette même majorité. Le PJD énonce les alliances « haram ». Dans les régions et mairies, il contractera mariage avec les seuls partis de la majorité, promet-il la main sur le Coran. Un allié de la majorité qui justement va voir si ailleurs, à Tétouan précisément, l’herbe est plus verte tout en jurant fidélité à la coalition gouvernementale. Comme l’éléphant, la colombe, ça trompe énormément…

Qui a compris quoi ? La réponse n’intéresse personne. Parce qu’il n’y a rien à comprendre. Juste fermer les yeux et attendre le générique de fin, le 2 octobre prochain.

Narjis Rerhaye








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