Les producteurs de pommes font largement appel aux pesticides pour traiter leurs arbres fruitiers. Greenpeance vient de le dénoncer dans un rapport publié aujourd’hui, 16 juin. L’ONG a effectué des prélèvements de sol et d’eau dans des vergers de pommiers de douze pays d’Europe.

Résultats : 53 pesticides différents ont été identifiés, et au moins 70 % d’entre eux présentent « une toxicité globale élevée pour la santé humaine et la faune sauvage ».

Rappelons que les pesticides (insecticides, herbicides et fongicides) sont des substances chimiques qui peuvent être cancérigènes, toxiques pour les fœtus, responsables d’infertilité, de maladies neurologiques…

La France dans le peloton de tête

Dans l’enquête de Greenpeace, trois pays arrivent en tête pour le nombre de pesticides présents dans le sol : l’Italie, la Belgique et la France (dans l’ordre). Le boscalid, le DDT et le chlorpyrifos-éthyl sont les trois substances les plus fréquemment retrouvées. Dans l’eau, ce sont le boscalid et le chlorantraniliprole.

Certains de ces produits ne sont pas autorisés dans l’Union européenne ou soumis à une autorisation exceptionnelle. La présence de ces substances peut être le reflet d’une utilisation ancienne car elles persistent très longtemps dans l’environnement.

Devant cette situation, Greenpeace réclame l’interdiction des pesticides les plus dangereux pour la santé et propose des solutions plus écologiques (aménagement des sols, paillage, utilisation du compost…) pour fertiliser les pommiers tout en limitant les attaques de parasites. L’ONG interpelle également la grande distribution en lui demandant de choisir les producteurs de pommes qui utilisent le moins de pesticides.

Source : santemagazine



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