J'ai eu un véritable coup de cœur pour le Haut-Atlas, cette chaîne montagneuse marocaine qu'on surnomme souvent le toit du Maroc, pour sa population berbère et pour Touda, un véritable cocon entouré de paysages grandioses.

L'écolodge Touda se trouve à 250 kilomètres de Marrakech (4 à 5 heures de route, et de pistes) dans le village de Zaywat Oulmzy dans la vallée de l'Ait Bougmez dîte la vallée heureuse (qu'on peut aussi trouvée écrit Bouguemez ou Bouguamez) à 2175 m d'altitude dans e Haut Atlas.

Touda est bien plus qu'un hébergement, c'est un lieu de vie convivial presque familial, où Fatima et Nejma vous concocte une savoureuse cuisine et prennent soin de vous avec Brahim et Ahmed qui sont constamment à votre écoute.


L'aventure de Touda
Touda a vu le jour grâce à l'énergie d'un homme, à la volonté d'un couple et la solidarité de tout un village. Said Maghadi, qui est né et a grandi dans un village berbère du Haut Atlas, au pied du M'Goun a réussi à embarquer sa famille et tout le village dans le projet un peu fou de Touda (du prénom de sa maman), un ecolodge tout confort et construit traditionnellement en s'appuyant sur la richesse humaine et en préservant l'environnement.

Tout a débuté par le coup de cœur de Said et son épouse Sophie pour le village de Zaywat Oulmzi, au fond de la vallée d'Ait Bougmez à près de 2200 mètres d'altitude et bien loin de toutes routes goudronnées. Ils ont rencontré Ali, le chef du village (et accessoirement arracheur de dents !) puis d'autres habitants, ont sympathisé.

L'aventure pouvait commencer : la recherche d'un terrain (au bout du village, au bout de la vallée), deux ans de construction en pierres et pisé. Tout est fait manuellement, même la taille des pierres et les matériaux sont montés à dos de mule. Le résultat est magique : huit chambres avec salle de bain, une grande salle conviviale ouverte sur la cuisine, et même un hammam.



Qu'est ce qu'on fait à Touda ?
  • On savoure sa chance d'être là loin de l'agitation du monde et on admire les panoramas de l'Atlas qui changent suivant la lumière.
  • On se déconnecte en oubliant l'existence du téléphone et d'Internet. (Si on ne tient plus, il est possible d'acheter une carte sim marocaine pour environ 2 euros et des unités téléphoniques et/ou Internet).
  • On change de rythme et on lâche prise. (J'ai réussi à faire des nuits de 10 heures de 22 heures à 8 heures du matin !). En principe en deux-trois jours, on perd ses repères temporels, et on ne sait plus quel jour on est, et depuis quand on est là.
  • On se régale ! Chaque journée démarre par un petit-déjeuner pantagruélique sur la terrasse face aux montagnes si le temps le permet. Si on rentre un peu tôt, un bon thé à la menthe et quelques friandises accompagnent la fin de journée (Ici, il faut savoir que l'accueil n'est pas une légende et qu'à chaque rencontre de la journée, on aura déjà bu du thé et mangé quelque chose !). Et le soir, après une journée bien remplie, on déguste la cuisine de Fatima et Nejma et on découvre encore de nouvelles saveurs.
  • On prend des cours de cuisine. Je sais maintenant faire des crêpes feuilletées marocaines et même la soupe aux pois chiches et lentilles. (Je vous mettrai les recettes)
  • On se balade au village et on discute avec les enfants qui viennent nous voir. Pas de problème de contact, ils adorent venir vers nous.
  • On prend des photos. Des stages photos sont d'ailleurs organisés régulièrement et j'en aurais bien besoin !
  • On randonne et le choix des treks est immense, du plus facile au plus difficile. Ahmed ou Brahim peuvent nous accompagner. Dans un prochain article, je vous parlerai d'une randonnée au lac d'Izourar.
  • On va au marché à Tabent ou dans la vallée d'Ait Bouwli. On rencontre le potier, le marechal-ferrant et même l'arracheur de dents (non, ce n'est pas pour la rime).
  • On observe et on écoute la vie rude des berbères de la vallée : des paysans sédentaires, des éleveurs nomades.. On a l'impression de changer d'époque.
  • On découvre une architecture en pierres côté intempéries et en pisé, des terrasses tournés vers les champs pour surveiller les récoltes.
  • On joue les archéologue et on va admirer les traces de dinosaures à Ibaqalliwn.
  • On monte au grenier de Sidi Mosu faire une demande personnelle au Marabout.
  • On va voir un moulin à eau toujours en activité à Ait Imi
  • On fait du VTT
  • On bouquine sur la terrasse
  • On va au hammam...

Bref, impossible de s'ennuyer à Touda. Dans les jours qui viennent, je vais écrire quelques articles sur ce que j'ai fait, et sur mes multiples coups de cœur.

On ne rentre pas d'un séjour dans cette vallée du bout du monde comme on est arrivé. Je suis rentrée, il y a maintenant quelques jours et j'ai presque un sentiment de manque. Touda m'a marquée et j'ai déjà envie d'y retourner et d'y amener ma famille, mes amis pour leur faire découvrir ce bout de paradis rude et beau à la fois.

Plus d'nfos : touda.fr

Cerise sur le gâteau : Touda a créé l'association "L'arbre voyageur" pour développer et promouvoir un tourisme responsable. Je vous invite à aller jeter un coup d’œil à toutes les actions déjà réalisées dans la vallée d'Ait Bougmez : ici.

Pendant ce voyage, j'étais avec Christelle du blog voyagefeminin.fr et Émilie du blogmaidenversuscaudalie.blogspot.fr et tous nos articles et vidéos seront regroupés sur le blog SO Voyageurs d'ici quelques semaines.


Sylvie
Repris ici




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