La blagosphère (1) fait référence à cet espace virtuel à travers lequel les accros du web se divertissent en se gavant de nouvelles parfois perfides, mais qui nourrissent la réflexion. 

La blagosphère tient surtout son succès grâce à sa liberté éditoriale. Le « blogueur » peut ainsi sans trop de contraintes publier un billet et échanger facilement avec les autres internautes.

Une Blagosphère peut devenir populaire au sein de la communauté à laquelle elle appartient. Les internautes constituent une audience fidèle faisant du blogueur un informateur informel. Malheureusement, le succès de cette fluctuation influe parfois sur le diffuseur en le poussant à embellir le buzz. 

La blagosphère, malgré une certaine réticence, est un médium qui permet une diffusion décentralisée de l’information. Elle brise ainsi la structure pyramidale propre aux médias mainstream, où l’information voyage du haut vers le bas.

La simplicité technique de publication accessible à tous est plébiscitée du grand public, à tel point que nombreux sont ceux qui voient dans ce moyen de communication l’esquisse d’une démocratie directe. S’acquiesçant des échanges d’opinions des internautes, la blagosphère acquiert une dimension méditative de la médiatisation, inexistante dans les médias traditionnels.

« Cette nouveauté structurelle qui est propre à la blagosphère, se prête, du moins en théorie, à l’application du concept kantien de la publicité. Idéale démocratique par excellence, la publicité kantienne croit en l’ascension morale du peuple, via l’application directe d’échanges démocratiques d’opinions. » Citation 
« Trop d’information tue l’information », on entend cette critique de la part des médias traditionnels. 
Les blogs ou autres sites citoyens engendreraient-ils de la confusion ?
C’est oublier que nous disposons d’outils de plus en plus performants pour sélectionner et recouper les informations qui nous intéressent. Oui, il y a pléthore d’informations, mais nous les trions en aval alors que les médias les trient en amont, au nom d’une charte éditoriale, d’une éthique ou, plus prosaïquement, d’un intérêt financier. L’absence de tri a priori n’est pas un handicap pour l’internaute, mais au contraire une garantie qu’il peut se forger lui-même ses propres opinions.

Les blogs occupent aujourd'hui une place centrale dans notre accès quotidien à l'information. Véritable écosystème informationnel, la « blagosphère » est variée : blogs d’ados, chercheurs, politiques, journalistes… et même s’y côtoient des blogs d'institutions, universités, entreprises et associations… Aucun métier, de champ professionnel, de compétence, de loisir, de passion n'y échappe... Au point que les moteurs de recherche ont fait de cette blagosphère une source d'information à part entière. 

Le pseudo journaliste, ou journaliste en devenir, est une nouvelle source d’informations pour tout internaute qui se respecte. Ce sont des non professionnels, mais surtout souvent de très bons rédacteurs prêts à débattre de tout. Comme quoi ce billet n’est pas uniquement rempli de n'importe quoi mettant en doute le fait que les néo-journalistes ont tendance à tuer le journalisme traditionnel (celui-ci ne requérant aucune qualification spécifique). Mais finalement n'est-ce pas aussi le d’écoulement d’une certaine forme de liberté d’expression ? On s’interroge…

Décidément, notre chronique est un peu l’ours Baloo de la jungle blagosphère : il lui en faut peu pour être heureux. Et ce « peu » se traduit, surtout lorsque la réflexion manque de crédibilité, par de grands moulinets oratoires, des petits cris, et, inévitablement dans ce monde connecté du « oueb deux zéro », par l’un ou l’autre blogueur qui marquent les esprits par leur totale inutilité rigolote.


Je me pose parfois la fameuse question fastidieuse : ce site a la forme d’un site qui ne s’adresserait pas aux bonnes personnes, il a l’odeur d’un site qui louperait sa cible et la couleur d’un site qui taperait à côté. Zut alors !


Bien évidemment, on comprend que ce site n’est pas destiné aux cibles en question, mais exclusivement à partager une opinion et à communiquer sur tout et n’importe quoi. Maintenant, le constat de l’absurde nullité de la blagoshère impose de se poser la question : et si c’était un symptôme d’un mal plus étendu ? Et si ce que bricolent nos défenseurs est si pathétique, pourquoi subitement en serait-il autrement dans les blagosphères ? 

(1) Blagosphère dérivée de Blogosphère

Avec « Oueb »
A. Colin
ZIR Médias / MIPAI





0 commentaires:

Enregistrer un commentaire

 
Top