Au cours de ces dernières années, j’ai pu observer l’homme en tant que tel. Cet animal est vraiment étonnant. Tout en étant social, il est individualiste et use de toutes les tactiques pour se distinguer. 

Cela veut tout simplement dire que l’homme est un bœuf qui ne peut s’empêcher de vouloir faire ce que font les autres tout en voulant exploiter une personnalité fadasse pour impressionner ses congénères. 

L’arrivée des médias électroniques marque le début d’une nouvelle ère en matière de partage d’informations et d’opinions. Désormais, en seulement quelques clics, le commun des mortels peut communiquer, échanger sur tout et sur n’importe quoi.

Il était une fois des philosophes et des penseurs universels, Bourdieu, Deleuze, et d’autres qui, par la profondeur de leurs pensées, ont apporté au monde des éléments de réflexion et des concepts novateurs qui leur ont survécus et qui sont toujours enseignés. 

Depuis quelques décennies, la marchandisation de la pensée et sa médiatisation facile ont permis l’émergence d’une industrie nouvelle, celle de la pensée creuse et éphémère, la pensée du prêt-à-penser. 

L’émergence de ces pseudo-intellectuels a eu pour effet d’appauvrir la pensée et le débat public. Ils pensent produire de l’intelligence à la quête de la reconnaissance et du pouvoir. Et plus le contenu de pensée est creux, plus le penseur prend d’importance, plus le sujet d’énonciation se donne de l’importance.

A des années-lumière des penseurs universalistes, ces nouveaux personnages développent des analyses simplistes, biaisées et orientées par une logique souvent communautariste. 

Le pseudo-intellectuel est un spécimen parfois déplaisant. Quand il participe à un débat, il tente la plupart du temps d’être le plus controversé possible. Peu importe si ses propos n’ont aucun sens et ne font avancer la question d’aucune manière, il aime se montrer, c’est tout. 

On peut considérer qu’il est parfaitement louable de vouloir refaire le monde. En fait, c’est grâce à ceux qui n’ont pas eu peur d’aller contre le courant et d’ébranler les conventions que beaucoup de choses ont avancé. Il faut toutefois préciser que ces anciens proposaient des idées pour améliorer ce qu’ils dénonçaient et qu’ils avaient une réelle vision de la société. 

Un pseudo-intellectuel est facilement reconnaissable :
  • Il déteste Facebook mais il ne peut s’empêcher d’y participer
  • Il n’aime pas les gens qui n’aiment pas ce qu’il aime 
  • Il n’aime pas les gens qui essayent de se distinguer mais il aime qu’on le distingue
  • Il aime la solitude, mais il veut toujours être entouré
  • Il connaît tout le monde, mais personne ne le connaît
  • Il vénère le véritable intellectuel, c’est l’essence même de toute sa triste mascarade. Hors, l’intellectualisme est instinctif, et non le fruit d’une mode, d’un certain engouement à se différencier.
En d’autres termes, le pseudo-intellectuel est un adolescent attardé, en quête d’identité, qui est en passe, un jour, de tout comprendre. Mais comprendre quoi ? Il est snob et méprisant, arbitraire et influençable. 

En effet, ses efforts ne seront pas vains, le jour où il comprend que tout cela est un peu ridicule, il devient réellement simple, et heureux, car sa vie devient alors harmonieuse et agréable. Toutes les connaissances et citations accumulées durant sa vie de pseudo-intellectuel deviendront soudainement claires à ses yeux… Il sera peut être devenu… Un véritable… Intellectuel ! Mais, le saura-t-il ?!


0 commentaires:

Enregistrer un commentaire

 
Top