Abdelouahed Birouk, le responsable de la cellule d’alerte et de gestion des crises à l’Institut National de Géophysique, affirme que des efforts sont entrepris depuis quelques années au niveau des alertes pour faire face à un géant tsunami.

Selon le géophysicien, si l’on se réfère aux données historiques et études de modélisation numérique, le Maroc n’est pas à l’abri des tsunamis. En cas de tsunami dans le pays, celui-ci peut être dévastateur au vu de la forte densité de la population et la forte exposition le long des côtes marocaines.

Le spectre d'une vague géante dévastatrice inquiète depuis les épisodes meurtriers d'Asie du sud-est en décembre 2006 et plus récemment, ceux de mars 2011 qui ont frappé le Japon en plein cœur. 

Ils furent tous engloutis !
Comme c'est souvent le cas avant le déferlement d'une vague géante, la terre se met à trembler. En 1755, c'est un violent séisme d'une magnitude proche de 9 sur l'échelle de Richter, qui secoue le Maroc entraînant une terrible vague destructrice. Ce géant tsunami, connu sous le nom de « tremblement de terre de Lisbonne », s'est abattu aussi sur les côtes marocaines. 

L'historien En Nassiri note ainsi dans son « Kitab el Istiqsa » que dans la Salé du XVIIIe siècle « la mer inonda toutes les rues et magasins. La mer se retira sur une grande étendue, des gens étaient allés voir ce phénomène quand tout à coup la mer revint brutalement vers le rivage, et dépassa de beaucoup sa limite habituelle, tous ceux qui étaient en dehors de la ville de ce coté là furent engloutis ».

A El Jadida, « les eaux de l'océan s'élevèrent au dessus de la muraille et se répandirent dans la ville. Un grand nombre de poissons restèrent dans la ville quand la mer fut rentrée dans ses limites habituelles ; la mer déborda aussi sur les terrains de pâture et de culture ainsi que sur les redoutes qu'elle rasa complètement. Les bateaux et les canots du port furent presque tous brisés », ajoute-t-il. 

Un méga-tsunami au Maroc
Des scènes dramatiques qui seraient susceptibles de se reproduire selon les spécialistes américain et britannique, Steven Ward et Simon Day, cités par le sismologue marocain Taj-Eddine Cherkaoui dans un entretien accordé au Courrier de l'Atlas. Les deux experts défendent en effet, en 2001, la thèse d'un plausible méga-tsunami s'abattant sur les côtes marocaines. Ils expliquent que le flanc ouest du volcan Cumbre Vieja, sur l'île de Palma (dans les Canaries) est instable. Son activité pourrait générer une éruption qui entraînerait l'éboulement de près de 500 km3 de terres et de roches dans l'océan, déplaçant des montagnes d'eau pouvant atteindre les tailles critiques de 50 mètres de hauteur sur les côtes du royaume. 

Quant à l'occurrence d'un tel événement lié à un séisme, Taj-Eddine Cherkaoui précise que la probabilité de subir un tremblement de terre d'une magnitude supérieure à 7 sur l'échelle de Richter reste faible. Il apporte un bémol néanmoins en soulignant que la sismologie respecte un principe de base : un séisme qui s'est produit dans le passé est susceptible de se reproduire dans la même région, dans les années futures. Des scénarios inquiétants qui devraient inciter les autorités marocaines à lancer des stratégies de prévention en matière de séismes et de tsunamis. (NDLR média24).

Wakeupinfo.fr



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