Jean-François Perroy, plus connu sous le pseudonyme Jef Aérosol, né à Nantes le 15 janvier 1957, est un artiste pochoiriste français issu de la première vague de « street art »

Jef Aerosol a connu les prémisces du mouvement street art, au début des années 80, quand cet art de la rue n'était qu'une expression dénuée de toute conscience mercantile. Aujourd’hui Jef Aérosol expose partout dans le monde, avec des passages prévus au Maroc, en Belgique, en Suisse, en Italie, en Australie, à New York...

En venant au Maroc, il a amené avec lui un survol de son bagage iconographique, ce qui ne correspond pas forcément aux images qui ne sont pas forcément marocaines. Même s’il s’inspire du pays qu’il visite, il va de soi qu’il ne peut comparer les fantasmes qu’il ressent sur le pays ou les images qu’il s’est fabriquées à partir de lectures, de films, à la réalité. 

Son exposition est différente et beaucoup plus nourrie de ce qu’il a vu ici. Il fait plein de photos, observe beaucoup. Il a adoré les quartiers périphériques à la grande Mosquée Hassan II. Il est marqué par les petits commerces : les coiffeurs, les prothésistes dentaires…

Il est contre les clichés qui sont trop souvent perçus comme négatifs. Il pense qu’ils sont à prendre de façon positive, ce qui passe les frontières et ce qui appartient à l’imaginaire collectif ne vient pas de nulle part. 

Paris, la Tour Eiffel, l’Arc de Triomphe, ça existe, Venise et ses gondoles aussi. Il pense qu’un monde sans ses clichés, sans ses cartes postales est un monde où il n’y aura que des McDonald, des Zara et des H&M et ce n’est pas ce qu’il souhaite.

Pour Jef, L’art ne doit jamais être légal, car sinon ce serait de la propagande au service d’un pouvoir. En même temps l’art ne devrait jamais être vandale, car vandaliser c’est détruire volontairement, soit le bien privé soit le bien public et le bien public c’est le nôtre. Il y a plus simple que de revendiquer des choses en détruisant. Lui, ce qui l’intéresse dans l’art c’est de créer une émotion, car la plupart du temps c’est ça qui donne envie de se remettre en question, pas la violence. 


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