« Il parait que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres : je ne vois pas en quoi c’est une crise. Depuis que je suis tout petit, c’est comme ça… ». Quel est l’auteur de ces phrases ? La réponse dans la vidéo de fin du billet.

Ce vendredi en gare de Bordeaux, un chien entraînait une dizaine de personnes dans son sillage. Tous suivaient à grands pas un ado. Le chien collait sa truffe contre le sac à dos du jeune. Celui-ci à peine interpellé, les flics dépiautèrent son sac sur le sol. Une femme flic félicita le chien. Il méritait son sucre.

Récemment, le fils de la première dame de France se faisait arrêter aussi avec du cannabis – acheté pour fêter son anniversaire. En plus dans une zone ZSP qui ne mégote pas sur ce sujet. Pas la moindre poursuite contre lui. A-t-il pu fumer son pétard en soufflant sur ses bougies ? L’ado anonyme de Bordeaux a-t-il été sanctionné ?

Manuel Valls, premier flic de France, sanctionne à juste titre l’un de ses hommes qui n’a pas respecté la déontologie. Dans le même temps, il annonce avec force renfort de presse la création de plusieurs ZSP. La police y sera intransigeante, martèle-t-il en substance, sourcils froncés. Pareil pour les gosses de l’Elysée ou de ses proches ?

Pas un scoop ce laxisme vis-à-vis d’un rejeton de gouvernants. Avant lui des enfants de flics à celui d’un président, en passant par celui d’un ancien premier ministre, auraient bénéficié de passe-droit. Croyant encore naïvement aux vertus de la démocratie, ce deux poids deux mesures continue de me révolter. Surtout venant d’un gouvernement pour lequel j’ai voté. Pas deux fois la même erreur.

Je deviens socialophobe. C’est grave docteur ?
Comment voulez-vous ne pas devenir socialophobe ? J’ai pourtant tout essayé pour me soigner. Me rappeler les ignominies pour ne pas dire saloperies de leurs prédécesseurs, trouver des circonstances atténuantes à ce gouvernement, c’est la faute à la crise, le mandat n’est pas terminé, etc. En vain. Deux présidents différents, une politique jumelle.

Normal que les ex et les nouveaux travaillent de la même manière, avec des objectifs semblables à ceux du clan Fillon. L’actuel secrétaire général adjoint de l’Elysée vient de la banque Rotschild, celui de Sarkozy issu aussi de la même banque. Quelle mauvaise langue cette Monique Pinçon Charlot. Encore une décliniste ou socialophobe ?

A quels saints politiques se vouer aujourd’hui ? Pas aux sirènes du FN qui font leur miel sur les promesses non tenues et les reculades des « ennemis de la finance ». Leur ruche anesthésiante alimentée directement par la Rue de Solférino. Le vote blanc ? Empêchera-t-il les banquiers de pantoufler à l’Elysée ? Et de se faire amnistier.

Pourquoi pas revenir à des valeurs sûres : Elisée Reclus. En plus pas de gueule de bois après.

En guise de conclusion pour nos politiques qui nous rabâchent que c’est la crise, voici une vidéo. Quelques images à visionner entre deux réunions de com où diner en ville. La belle leçon politique d’un clown.

Mouloud Akkouche Rue89

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